Faouzia Ababsa
28 Décembre 2008
Le 19 décembre dernier intervenait la fin de la trêve entre le Hamas et l'Etat sioniste. Au lieu de tenter d'engager d'autres négociations, ce même Etat n'a pas trouvé mieux que de recourir aux représailles. Les menaces ont d'ailleurs été proférées à partir de la capitale égyptienne par la ministre, Tzipi Levni : «[...] Le Hamas doit comprendre que notre aspiration à la paix ne veut pas dire qu'Israel acceptera cette situation plus longtemps.
La situation dans la bande de Ghaza est devenue un obstacle pour la création d'un Etat palestinien [...]». Et comment en serait-il autrement quand l'Etat sioniste impose pendant des semaines entières un blocus sans précédent, vouant une population entière à la famine et à la misère.
Le comble, c'est que ces menaces de représailles ont été faites devant le président égyptien, Hosni Moubarak, qui s'était engagé à s'investir pleinement pour que le dialogue entre les belligérants se rétablisse. Mais en guise de proposition de dialogue, le chef d'Etat égyptien a plutôt mis le paquet pour assiéger la population palestinienne qui fuyait la famine. Les frontières ont été fermées de toutes parts, empêchant ainsi des centaines de milliers de Palestiniens d'y trouver refuge, de s'approvisionner en denrées alimentaires et de fuir les raids sionistes.
Hier encore, et après la mort de plus de 200 Palestiniens tombés sous les raids, l'Egypte n'a pas trouvé mieux que d'envoyer 500 policiers aux frontières avec Ghaza pour en interdire l'accès aux Palestiniens. Les seuls qui y ont été admis sont les blessés, Le Caire voulant se donner bonne conscience et ne pas être accusé de non-assistance à personnes en danger. Pourtant, c'est tout un peuple qui est en danger, menacé d'extermination.
Car il n'est pas, et il n'a jamais été question pour l'Etat sioniste d'accepter l'instauration d'un Etat palestinien ni de reconnaître les frontières de juin 1967. Et tout cela se passe sous l'Å"il complice des Etats de la région, lesquels se complaisent dans cette situation pourvu que leurs régimes respectifs ne soient pas déstabilisés.
Mais aussi pour que le futur Etat palestinien indépendant ne réclame pas un jour des parcelles de terre qui lui appartenaient avant la partition de la Palestine et la création d'Etats tampon. Pour ce faire, lesdits régimes légitiment par leur silence complice des crimes contre l'humanité, en prenant les précautions d'usage des condamnations hypocrites.
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