La Prospérité (Kinshasa)
30 Décembre 2008
Kinshasa — Le 18 décembre 2008, grande a été la joie des voyageurs de voir l'Autorité de l'Aviation Civile rendre publique la liste de compagnies aériennes en ordre administrativement et techniquement. 19 compagnies au total. Trans Air Cargo Service ; Cetraca Aviation Service ; Mango Air Lines ; Galaxy Kavatsi ; Hewa Bora Air Ways ; Compagnie Africaine d'Aviation (CAA) ; Malu Aviation ; Blue Airlines ; Air Tropiques ; Filair ;Air Katanga ; International Trans Air Business (ITAB) ; Wimbi Dira Air Ways; Doren Air Congo; Safe Air Company; Services Air ; Air Kasaï.
A ces compagnies s'ajoutaient les compagnies Entreprises Word Airways (EWA) dont la licence d'exploitation est encore en cours de validité et Lignes Aériennes Congolaises (LAC) qui exploite sur base d'un décret présidentiel.
Cette liste ne reprenait que les compagnies aériennes dont les licences d'exploitation sont en cours de validité, à partir du 24 décembre 2008, à poursuivre l'exploitation du transport aérien en RDC. Le Directeur général de l'Autorité de l'Aviation Civile, Richard Nyanguile Kasanza, demandait à l'ADG de la Régie des Voies Aériennes d'instruire les différents comandants d'aéroports et aérodromes d'assurer une stricte application de cette mesure.
Des copies de la lettre avaient été transmises à Emile Bongeli, Vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction, au ministre des Transports et Voies de communication et au Directeur de Cabinet du Président de la République. Le DG de l'Autorité de l'Aviation Civile n'avait pas pris sa décision en l'air.
C'était le fruit d'une opération d'évaluation des garanties morales et financières des compagnies aériennes. Les licences d'exploitation de services aériens de transport public ayant été renouvelées pour l'année 2008. Seulement voilà. Alors que l'on s'attendait que la mesure d'interdiction frappant les compagnies non en règle s'applique, soit opposable à tous, voilà que des interférences politiques ont permis aux compagnies interdites de faire voler, à la surprise générale, leurs avions.
Hier dimanche 28 décembre 2008, les passagers à l'aéroport de N'djili n'y ont pas cru leurs yeux. L'immixtion du politique dans une matière absolument administrative et technique n'est pas acceptable. Certes que l'ont trouve toujours des prétextes pour justifier telle ou telle autre action. On peut, par exemple, dire, pour autoriser verbalement les avions à voler, que le pont humanitaire avec l'est du pays ne soit pas rompu. C'est bien bon. Mais, cela doit-il se faire au mépris des lois du pays ? A chacun de faire son travail.
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