Mamadou Lamine Diatta
30 Décembre 2008
Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat français chargé de la Coopération et de la Francophonie, était porteur de la bonne nouvelle hier auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances Abdoulaye Diop.
Sur les 82 milliards que l'Agence française de développement a accordés au Sénégal, une première tranche de 55 milliards vient d'être versée à la Bceao. Le solde de 27 milliards sera décaissé à l'issue de la 3ème revue en juin 2009 du programme Initiative de soutien à la politique économique (Ispe) avec le Fmi.
Le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances s'est voulu veut clair : cet important concours financier de la France permettra au gouvernement de payer partiellement sa dette intérieure et contribuera, avec les autres financements attendus, au bouclage du Tableau des opérations financières (Tof) de l'Etat pour l'exercice 2008. Il s'agit aussi de redresser les Finances publiques du Sénégal.
En réalité, la conclusion de ces accords a été possible parce que le niveau d'endettement du pays est tout à fait raisonnable, comme l'a du reste reconnu le secrétaire d'Etat français. Un plan d'action pour l'assainissement des Finances publiques a été élaboré. De même, le Sénégal a récemment obtenu, au titre de la facilité de protection contre les chocs exogènes, un accord du Fmi qui lui permettra d'atténuer l'impact sur la balance des paiements de la flambée des prix internationaux des produits alimentaires et énergétiques.
En cette période de crise économique mondiale, la France souhaite, plus que jamais, être un partenaire fidèle et actif du Sénégal. Une intervention qui permettra de combattre efficacement la chute de croissance annoncée et de consolider l'emploi au travers du développement des entreprises. Ce prêt de l'Afd jugé raisonné et juste, a été réalisé dans des délais très brefs, au moment où les lenteurs de l'Aide publique au développement sont souvent déplorées.
Au-delà des efforts qui ont été faits pour l'amélioration de la transparence budgétaire, notre pays a pris des engagements concernant l'audit approfondi des dépenses extrabudgétaires d'ici mars 2009, ainsi que l'amélioration de l'élaboration de la loi des Finances et de la situation d'exécution budgétaire. Comme beaucoup d'autres pays, le Sénégal a été confronté ces dernières années à une grave crise économique et financière et à ses effets désastreux sur une économie assez fragile.
Face aux chocs exogènes, le gouvernement a dû prendre des mesures urgentes pour préserver le pouvoir d'achat des Sénégalais, éviter la spirale inflationniste et atténuer l'impact de la hausse généralisée des prix des produits alimentaires et énergétiques.
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