J.b.k.
30 Décembre 2008
Après la dénonciation des détournements des subventions agricoles par l'Acdic les investigations ont commencé vendredi.
Depuis le 26 décembre dernier, a appris Mutations auprès de diverses sources, la commission d'enquête commise par la Commission nationale anti-corruption (Conac) à la suite de la dénonciation par l'Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) de détournements des subventions à la culture du maïs au Cameroun à travers le Programme national d'appui à la filière maïs du ministère de l'Agriculture est à pied d'oeuvre dans la région de l'Ouest. La mission des enquêteurs est conduite par l'ancien ministre Jérôme Emilien Abondo qui est membre de la Conac.
Elle comprend, en plus d'un responsable de l'Acdic, un agent de la Conac, un commissaire de police de la Direction générale de la recherche extérieure et un inspecteur du contrôle supérieur de l'Etat. La commission a établi son quartier général à Bafoussam. Selon des sources à la commission, " Elle se déploie de là tous les matins et jusqu'à tard dans la soirée sur le terrain à la rencontre de Gics que l'on a recensé et qui ont dû être subventionnés par le Pnafm ".
A bord de deux cylindrées 4x4, dont une immatriculée Sn (Sûreté nationale), " ce qui suscite a priori quelques frayeurs ", a révélé un enquêteur. "
Mais, poursuit cet enquêteur, c'est à tort que les gens prennent peur manifestement, puisque la commission fait autant un travail de recueil de témoignages des Gics enquêtés (sur la base d'un questionnaire précis) et relatifs à leurs activités en tant que structure associative, qu'un travail d'enquête autour de la subvention maïs et de son utilisation effective.
Les suggestions des paysans pour une meilleure efficience pratique des appuis aux maïsiculteurs se situent aussi en bonne place du travail de la commission. Un procès verbal, dûment signé par les responsables des Gics ciblés et par la commission, est signé à l'issue de leur entretien. "
Si la commission n'a pas encore bouclé son séjour à l'Ouest, c'est qu'elle a " du pain sur la planche ", dit un autre membre de la commission d'enquête. Et pour cause, l'affaire du détournement présumé des subventions aux cultivateurs de maïs a largement agité l'opinion depuis le début du mois.
Selon l'Acdic qui avait organisé le 10 décembre à Yaoundé une marche de protestation réprimée dans le sang par la police, 62% des Gics financés dans le cadre de ce programme étaient fictifs.
Un peu plus d'un milliard aurait été détourné. Mais selon Paul Sikapin, responsable du Programme national d'appui à la filière maïs (voir Mutations n°2303), s'il a pu se produire des erreurs, il n'a jamais été question de détourner l'argent des agriculteurs.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2008 Le Quotidien Mutations. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.