Le Potentiel (Kinshasa)

Afrique: L'Afrique secouée par des violences multiformes

Kinshasa — Le mercredi 6 août 2008, la junte mauritanienne ayant en sa tête, le général Mohamed Ould Abdelaziz, a fomenté un coup d'Etat en Mauritanie, renversant le président élu Sidi Ould Cheik Abdallahi. Ce dernier a été aussitôt arrêté avec son premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghet. Sidi Ould Cheikh a été libéré le samedi 20 décembre 2008 après plusieurs pressions exercées par la Communauté internationale.

Au Zimbabwe, le président Robert Mugabe a signé le 15 septembre 2008, un accord de partage de pouvoir avec Morgan Tsvangirai et Arthur Mutambara, les dirigeants du Mouvement pour le changement démocratique (MDC). L'inapplication de cet accord continue jusqu'à ce jour à bloquer la situation politique dans ce pays de l'Afrique frappé par une crise économique aiguë et l'épidémie de cholera.

En Afrique du sud, le président Thabo Mbeki , évincé par son parti à quelques mois des élections générales, a remis le dimanche 21 septembre 2008 sa démission au Parlement sud-africain tandis que le pays entrait dans des turbulences sans précédent depuis la Chute de l'apartheid. C'est dans ce contexte que l'ancien ministre sud-africain de la Défense, Mossoua Lekota a été nommé, le mardi 16 décembre 2008 président du parti dissident du Congrès national africain (ANC, au pouvoir en Afrique du Sud), lors du lancement officiel de ce nouveau parti, le Congrès du peuple (COPE).

Au Tchad, l'ancien président tchadien Hissène, poursuivi pour crimes contre l'humanité, a porté plainte contre le Sénégal devant une Cour de justice régionale d'Afrique de l'Ouest afin de faire « cesser toutes poursuites » contre lui, a rapporté l'AFP citant le mercredi 3 décembre 2008 des sources judiciaires .

En Centrafrique, le pouvoir, l'opposition, la société civile et mouvements rebelles ont appelé, le samedi 20 décembre 2008 à Bangui, à appliquer les recommandations issues de leur forum sur la paix-le Dialogue politique inclusif qui a eu lieu, du 8 au 20 décembre 2008. Le rapport final de ce forum a préconisé la formation d'un gouvernement d'ouverture, réunissant les entités parties prenantes à ces assises.

La Zambie a perdu son président Levy Mwanawasa, décédé le lundi 19 août 2008 dans un hôpital parisien où il était hospitalisé depuis début juillet après une attaque cérébrale.

A cet effet, une élection a été organisée conformément à la Constitution pour assurer la succession de Levy Mwanawasa. Au terme de cette élection, le chef de l'Etat par interim de Zambie, Rupiah Banda a remporté la victoire face à l'opposant Michael Sata.

Rupiah Banda a été ainsi investi le dimanche 2 novembre 2008, président de la république pour poursuivre jusqu'en 2011 le mandat du défunt président Levy Mwanawasa.

En Guinée Conakry, le président Lansana Conté est décédé, le lundi 22 décembre 2008 de suites de diabète. Un jour plus tard, le capitaine Camara a monté un coup d'Etat pour s'autoproclamer chef de l'Etat en remplacement du président défunt Lansana Conté.

Au sujet de la mal gouvernance, des chefs d'Etat africains ont été à nouveau dans le collimateur de la justice française. Un an après la fin d'une enquête de police qui a mis à jour l'impressionnant patrimoine immobilier de plusieurs chefs d'Etat africains en France, une nouvelle plainte a été déposée, le mardi 2 décembre 2008, devant le doyen des juges d'instruction de Paris visant les chefs d'Etat du Gabon, du Congo-Brazzaville et de Guinée équatoriale ainsi que leurs entourages pour « recel de détournement de fonds publics », a rapporté le journal le Monde.

Au niveau du continent, le président sortant de la commission de l'Union africaine (UA), Alpha Omar Konaré a cédé officiellement le lundi 28 avril 2008 son fauteuil au Gabonais M. Jean Ping, élu lors de la deuxième session ordinaire de cette institution panafricaine. La cérémonie de cette passation de service a eu lieu au siège de l'UA, à Addis-Abeba, la capitale de l'Ethiopie, a annoncé un communiqué de cette organisation dont la copie était parvenue le jeudi 24 avril 2008 à l'APA.

En Angola, les premières élections législatives, organisées, le vendredi 5 septembre 2008, depuis la fin d'une guerre civile de 27 ans, s'étaient déroulées dans le calme. Environ huit millions d'électeurs ont été appelés à choisir 220 députés parmi les 14 partis et coalitions politiques dont le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), au pouvoir depuis l'indépendance de l'ex-colonie portugaise en 1975, et l'ancienne rébellion de l'Union pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA). Le MPLA a fini par remporter la victoire.

Dans la Corne de l'Afrique, le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a démissionné le lundi 29 décembre 2008 pour avoir échoué à ramener la paix dans son pays au terme d'une crise politique majeure qui a paralysé les institutions du pays, plongé dans les pires violences depuis le début de la guerre civile en 1991.


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