Le Soleil (Dakar)

Sénégal: Education - Toujours un secteur prioritaire

L'Education demeure encore un secteur prioritaire du gouvernement et le chef de l'Etat, Me Abdoulaye Wade, a tenu à le rappeler encore avant-hier à l'occasion de son message traditionnel de fin d'année. Peut-il en être autrement pour un pays pauvre en matières minières dont le développement ne saurait être possible qu'à travers la qualité de ses ressources humaines. D'où les efforts soutenus dans le secteur. Depuis 2003, le budget consacré au secteur ne cesse d'augmenter atteignant aujourd'hui 41 % du budget de fonctionnement hors dettes et hors dépenses communes.

En 2007, il était de 40 % du budget de fonctionnement et 29,43 % du budget national, soit plus de la norme demandée par l'Unesco, soit 20 %. Le Sénégal a pu recruter de nombreux enseignants, construit des infrastructures scolaires et universitaires (3 nouvelles universités). Par exemple dans l'élémentaire, le réseau est passé de 4.751 écoles à 7.487 en 2007. Dans le moyen, le réseau s'est densifié atteignant 449 établissements entre 2003 et 2007 dont la plupart constitue des collèges de proximité (256 unités), le secondaire compte 223 lycées contre 111 en 2000.

En plus, comme l'a rappelé le président de la République, l'outil informatique est réellement au coeur de la formation (site du Projet des volontaire, Resafad, World Link, Tice, etc., sans oublier l'équipement de 100 lycées de salles informatiques neuves grâce à l'Inde et le Resafad, dans un avenir proche, dans le cadre du Team nine.

Malgré tout, l'école fait face à de nombreux défis dont le plus important reste l'apaisement de l'espace scolaire à travers un dialogue franc et sincère, sans surenchère en mettant en avant l'intérêt de tous aussi bien des enseignants, de l'Etat, mais aussi et surtout l'intérêt des élèves. L'autre défi porte sur la baisse enregistrée dans les filières scientifiques notamment l'enseignement des mathématiques dans lequel beaucoup d'insuffisances ont été notées. Il faut dès lors, comme vient de le suggérer le chef de l'Etat, inverser la tendance littéraire, car d'après l'Unesco, aucun pays ne peut assurer son développement sans avoir au moins 30 % de scientifiques. Ce que le Sénégal tarde à combler. Il n'est qu'à environ 29 %.

Dans le Supérieur, le désengorgement de l'Ucad ainsi que la montée en puissance des 3 autres universités (Ugb de St-Louis, Universités de Thiès et de Ziguinchor) comme du Collège universitaire régional (Cur) de Bambey tarde à se concrétiser du fait des difficultés financières, toutes les constructions en cours connaissant un retard. Même avec ces nouvelles constructions, la carte universitaires doit s'élargir et au plus vite. L'on se réjouit alors de la prospective dégagée par le président de la République dans un avenir proche dont la création de l'université des métiers de Saint-Louis, les Cur de Diamniadio et de Tambacounda et le Collège des métiers de la métallurgie de Kédougou.

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