Midi Madagasikara (Antananarivo)

Madagascar: Des actions au profit des PME malgaches

Navalona R.

3 Janvier 2009


Des discussions sur le système d'intégration verticale ont eu lieu entre l'Etat, les dirigeants de ces grands projets et les groupements du secteur privé.

De nombreuses activités se développent à travers la mise en Å"uvre des grands projets tels du QMM et de Sherritt. Il s'agit, entre autres, de la fourniture des produits agricoles destinés à la restauration du personnel du projet, des services de nettoyage des bâtiments, des services d'entretiens des machines et de la location des voitures pour le transport. Ces grands investisseurs devront tenir leur parole en offrant des opportunités aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) malgaches, surtout celles résidant dans leurs zones d'intervention. L'objectif d'un tel système d'intégration verticale consiste à tirer davantage de retombées économiques positives pour la nation, à part la simple création d'emplois et le paiement de redevances minières. Ces recettes fiscales sont en plus minimes face au volume du projet, dénonce-t-on. Mais suite aux discussions avec les dirigeants de ces grands projets et les groupements du secteur privé, des actions sont menées au profit des PME locales pour que celles-ci puissent répondre à leurs attentes, a annoncé le ministre de l'Economie, Ivohasina Razafimahefa, lors de sa rencontre avec la presse hier.

Les étrangers privilégiés

En premier lieu, « nous allons identifier tous les besoins de ces investisseurs et les faire parvenir aux membres du secteur privé local », a-t-il rassuré. A titre d'illustration, Sherritt a un besoin de 1 000 poulets par jour. Ensuite, l'Etat appuiera ces entreprises nationales en matière de respect des normes et de qualité pour pouvoir accéder aux marchés, et ce, à travers la mise en place des infrastructures dont, ici, l'installation d'un abattoir et d'une chaîne de froid. A cet effet, les grands investisseurs n'auront plus besoin de recourir aux compétences internationales si leur demande peut être satisfaite sur place. Force est de reconnaître que nombreux sont les opérateurs locaux qui se plaignent et dénoncent que leurs offres sont toujours refusées afin de privilégier les entreprises étrangères sur place lors de la soumission à un appel d'offre. Pourtant, ils estiment avoir la compétence et la capacité de réaliser les marchés proposés. Il se peut que ces sociétés aient déjà une référence à l'échelle internationale, s'explique le ministre de tutelle. C'est pourquoi, ils auront facilement les marchés. Mais en principe, les entreprises locales devront être priorisées car c'est en même temps à moindre coût.

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