Victorien A. SAWADOGO
5 Janvier 2009
2008 marque une étape importante pour la diplomatie burkinabè qui, durant cette année, a su capitaliser ses acquis passés et engranger des succès qui feront date dans son histoire.
Blaise Compaoré a rencontré George Bush...
... et Nicolas Sarkozy en 2008.
Tout commence en fin 2007. Le 16 octobre précisément, lors de sa 62ème session, l'Assemblée générale des Nations unies élit par 185 voix le Burkina Faso comme membre non permanent du Conseil de Sécurité pour la période 2008-2009. Une première en 23 ans pour un pays d'Afrique noire ! «Au nom du Président Compaoré, du gouvernement et du peuple burkinabè», le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale de l'époque, Djibrill Bassolé, a tenu à exprimer, à l'ensemble des Nations qui ont fait confiance au Burkina Faso, sa profonde gratitude : «En accordant sa confiance à notre pays, la communauté internationale a voulu saluer et consacrer les efforts inlassables consentis par le Burkina Faso pour promouvoir un environnement régional de stabilité, de paix et de sécurité; un environnement débarrassé de toute forme de crises et de tensions.»
Il s'agit là d'un couronnement d'une politique d'ouverture sur le monde menée sous la houlette du Président Blaise Compaoré depuis des années en qualité de facilitateur ou de médiateur. Devenu ainsi pour un temps la voix de l'Afrique au Conseil de sécurité, le Burkina Faso entend bien «prendre une part active à la résolution des crises majeures de notre époque afin d'apporter sa modeste contribution à la préservation de la paix dans le monde.»
Ceci explique cela sans doute, c'est notre compatriote Djibrill Bassolé alors ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale qui est nommé quelques mois plus tard, médiateur de l'Union africaine et de l'ONU pour le Darfour, cet autre foyer de tension où l'expérience de l'ancien chef de la diplomatie burkinabè sera plus que nécessaire.
Le Burkina Faso qui assure en outre depuis 2007 la présidence en exercice de la CEDEAO et de l'UEMOA apporte, tout au long de 2008, une contribution fort appréciée à la construction de communautés régionales fortes, étape importante vers la réalisation d'une Union africaine.
La sortie de crise en Côte d'Ivoire que conduit le Président du Faso, en sa qualité de médiateur, connaît des avancées significatives avec la signature, ce mois de décembre, d'un accord complémentaire sur l'intégration des ex-rebelles dans les rangs des FANCI, trouvant ainsi une solution à l'épineuse question des grades.
Si les questions internationales et africaines préoccupent le premier des Burkinabè, les préoccupations des Burkinabè ne sont guère occultées. En effet, le gouvernement a poursuivi avec beaucoup de réussite durant 2008 la mise en Å"uvre du projet de société du Président Compaoré, "le progrès continu pour une société d'espérance". Ce qui a également valu à notre pays des lauriers sur le plan international.
Parmi les réformateurs performants...
Les efforts du Burkina dans le domaine des TIC ont été salués par l'UIT à Genève.
Le Président du Faso en compagnie des responsables du MCC.
C'est ainsi que la sixième édition du rapport «Doing Business», rendue public le 10 septembre dernier, confirme la tendance amorcée déjà l'an passé et qui montre clairement une amélioration continue du climat des affaires.
Aujourd'hui deuxième réformateur d'Afrique, le Burkina Faso peut également se féliciter de figurer à la sixième position du classement mondial des pays qui ont le plus amélioré leur réglementation économique. Au cours des douze derniers mois, en effet, notre pays s'est doté d'un nouveau code du travail et entériné parallèlement des réformes relatives au transfert de propriété, à l'octroi des permis de construire et à la fiscalité. Ces nouvelles dispositions, parce qu'elles facilitent également l'embauche à temps partiel, favorisent très sensiblement le basculement d'une partie de l'économie dite «informelle» dans le champ des activités juridiquement établies. A ce palmarès, notre pays figure avec deux autres pays africains dans le top 10. Il s'agit du Sénégal et du Botswana respectivement classés 5e et 7e.
«Le Burkina prépare l'avenir en investissant dans son peuple. Je suis fière que les Etats-Unis aient contribué dans les domaines de l'agriculture, de la nutrition et des programmes de sécurité alimentaire pour les populations vulnérables et dans la lutte contre les maladies qui tourmentent ce pays et d'autres pays africains», dira Mme Jeanine Jackson, ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique au Burkina.
C'était le 4 juillet 2008 à l'occasion de la célébration du 232e anniversaire de l'accession de ce pays à l'indépendance. Pour mme Jackson, «la liberté économique va de pair avec une démocratie réussie.» "Le Burkina Faso, dit-elle, a amélioré le climat des affaires, et a attiré des investisseurs dans le secteur minier, le bio-diesel, le coton, et d'autres. Les Etats-Unis soutiennent les efforts du Burkina Faso pour l'amélioration de la production et la commercialisation du coton, pour le développement des télécommunications et des infrastructures de marché, et pour l'exportation des produits du Burkina Faso vers les Etats-Unis, profitant ainsi des avantages de l'AGOA".
L'axe Ouagadougou- Washington se porte bien, en témoigne la visite d'Etat que le Président du Faso a effectué au pays de l'oncle Sam en juillet 2008. Une visite qui s'est concrétisée par la signature d'un accord entre le Millennium Challenge Corporation, un organe du gouvernement des Etats-Unis et le Burkina Faso.
Cet accord de 204 382 000 000 de francs CFA financera de grands projets pour l'amélioration de la croissance économique et la lutte contre la pauvreté à travers la construction de routes, le soutien à l'agriculture, la réforme foncière et l'éducation du MCC des filles. Pour le gouvernement des Etats-Unis, le MCC est une voie à double sens et le peuple américain espère en retour, des progrès visibles dans trois domaines que sont la bonne gouvernance, l'investissement dans le secteur social et la liberté économique.
Entre Ouagadougou et Paris, les relations sont également au beau fixe avec une rencontre au sommet entre les chefs d'Etat des deux pays. Le Président du Faso qui aura du reste été présent sur tous les continents pour porter haut la voix du Burkina et de l'Afrique. C'est ainsi que le Président Compaoré s'est rendu à l'Assemblée générale des Nations unies et au sommet Europe-Afrique à Lisbonne, à la TICAD au Japon et au somment international sur les TIC à Kigali, au Rwanda.
Les TIC qui sont l'objet d'un intérêt certain pour le Burkina Faso et qui a valu au Président du Faso, d'être distingué par l'Union internationale des télécommunications en Suisse.
Ce qui s'annonce bien ne pouvant que bien se dérouler, 2008 qui s'est déroulée sous de bons auspices pour la diplomatie burkinabè s'achève bien également par l'attribution du prix africain de la Paix au Président du Faso, Blaise Compaoré par l'ONG internationale United Religions Initiative (URI) pour l'Afrique (Initiative interconfessionnelle pour la promotion de la paix). 2009 s'annonce donc sous le signe de la consolidation de ces acquis et de la confirmation.
Notre pays pourrait dans ce sens, accueillir dans les premiers mois de 2009, une rencontre internationale co-organisée avec le Bureau international du travail (BIT) sur les questions de travail et de bien-être des populations.
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