L'Alliance nationale de lutte contre le Sida (Ancs) a organisé un atelier sur le renforcement de l'esprit d'équipe au sein du comité directeur du Réseau national des Personnes vivants avec le Vih/Sida (Rnp+). La finalité est de forger un esprit d'équipe au sein de ces acteurs et de leur donner les ficelles d'un bon plaidoyer contre la stigmatisation et la discrimination.
Les personnes vivant avec le Vih/Sida peuvent peser de tout leur poids dans la sensibilisation. Pour ce faire, il faut qu'elles disposent d'arguments pour faire le plaidoyer. C'est tout le sens de cet atelier de renforcement de l'esprit d'équipe au sein du comité directeur du Réseau national des Personnes vivant avec le Vih/Sida (Rnp+).
« Le rôle des Personnes vivant avec le Vih/Sida (PvVih), c'est le rôle de plaidoyer. Nous avons organisé cet atelier pour leur donner des outils pour faire le plaidoyer.
Leurs actions pourraient avoir un impact dans la lutte contre le Sida, elles peuvent améliorer leurs conditions de vie et leur environnement », souligne la secrétaire exécutive de l'Alliance nationale de lutte contre le Sida (Ancs), Maguette Mbodj. L'amélioration du fonctionnement du comité directeur du Rnp, le développement d'une synergie d'équipe et l'efficacité du travail en commun sont, entre autres, les objectifs de l'atelier ouvert hier et qui durera plusieurs jours.
La mise à niveau des acteurs est axée sur le plaidoyer contre la stigmatisation et la discrimination qui sont aujourd'hui des freins majeurs à la lutte contre la pandémie.
En effet, la peur de la stigmatisation dans sa famille ou dans sa communauté astreint les malades à prendre les médicaments dans la plus grande clandestinité et cette psychose ne favorise pas le suivi du traitement.
« Le malade qui doit prendre régulièrement ses médicaments peut susciter des questionnements au sein de sa famille. Il a peur que son entourage découvre son statut sérologique et cela peut le pousser à abandonner son traitement.
Mais, si le réseau est bien organisé et engagé, nous pourrons changer les comportements des gens par rapport aux malades », soutient Maguette Mbodj. La lutte contre la stigmatisation, et la discrimination est une composante clé dans la capitalisation des acquis de deux décennies de combat contre le fléau.
Rappelons que l'Ancs a signé en mai 2007, une nouvelle convention en tant que récipiendaire du Fonds mondial de lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose pour la coordination, l'exécution et la gestion de la phase 1 du Round 6 (Sng-607-G06-H) couvrant les interventions de la société civile pour la période allant du 1er juin 2007 au 30 mai 2009.
Le round 6 de la société civile entre en droite ligne dans la poursuite des objectifs du plan stratégique 2007-2011 dans la lutte contre le Sida.

Comments Post a comment