Raymonde Senga Kosi
8 Janvier 2009
Kinshasa — Le 18 décembre 2008, l'Assemblée générale des Nations Unies a exhorté la communauté internationale à s'attaquer à une autre maladie qui touche l'Afrique, en particulier, à savoir la drépanocytose. Une résolution déclarant cette maladie comme priorité de santé publique présentée par les Etats d'Afrique a été adoptée sans vote.
L'adoption de cette résolution, relève de la prise de conscience de la nécessité d'une plus grande collaboration internationale, y compris à travers des partenariats. Et ce en vue de faciliter l'accès à l'éducation sur la drépanocytose, ainsi qu'à la prise en charge, à la surveillance et au traitement de cette maladie sachant que la prise en charge adéquate de la drépanocytose contribuera à une réduction sensible de la mortalité due au paludisme et du risque d'infection par le VIH.
La résolution insiste aussi sur le rôle prépondérant que doivent jouer l'éducation, l'information et les technologies de communication dans la prévention de la drépanocytose ainsi que l'urgence de créer de véritables structures de recherche et de formation dans les pays les plus touchés par la maladie.
La drépanocytose présentée comme priorité de santé publique a constitué le 155ème point à l'ordre du jour lors de la soixante-troisième session de l'Assemblée générale des Nations.
Selon un communiqué de presse diffusé à cette occasion, le projet de résolution a été présenté par l'Angola, Autriche, Belgique, Bénin, Brésil, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, France, Gabon, Ghana,Monaco, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Togo et Zambie. En proposant ce projet de résolution, tous ces pays ont considéré qu'il est nécessaire de promouvoir un meilleur état de santé physique et mentale et gardant à l'esprit la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi que d'autres instruments pertinents relatifs aux droits de l'homme.
Et ce, après avoir constaté que la drépanocytose est l'une des premières maladies génétiques au monde ayant un grave retentissement physique, psychologique et social sur les malades et leurs familles. Sous sa forme homozygote, elle est l'une des maladies génétiques les plus meurtrières.
L'assemblée générale a reconnu que la drépanocytose constitue un problème de santé publique en soulignant la nécessité de sensibiliser le public à la drépanocytose et d'éliminer les préjugés néfastes qui entourent cette maladie. De ce fait, elle prie instamment les États membres et les organismes des Nations Unies de mener, le 19 juin de chaque année, des actions de sensibilisation publique à la drépanocytose, tant au niveau national qu'international.
Elle les encourage également à soutenir les systèmes de santé et les infrastructures de soins de santé primaires, y compris les efforts d'amélioration de la prise en charge de la drépanocytose tout en invitant les États membres, les organisations internationales et la Société civile à appuyer les efforts déployés pour intégrer la lutte contre la drépanocytose dans les différents programmes de développement, y compris dans le cadre du renforcement des systèmes de santé, et à encourager la recherche fondamentale et appliquée sur cette maladie.
Par ailleurs, les Etats membres dans lesquels la drépanocytose est un problème de santé publique sont priés de mettre en place des programmes nationaux ainsi que des centres spécialisés dans la prise en charge de la drépanocytose et de faciliter l'accès au traitement, tandis que le secrétaire général est prié de porter la présente résolution à l'attention de tous les États membres et des organismes du système des Nations Unies.
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