L'Observateur Paalga (Ouagadougou)

Burkina Faso: Assemblée nationale - Le groupe ADJ ébauche son bilan

Hamidou Ouédraogo

8 Janvier 2009


Le 7 janvier 2009, le groupe Alternance, Démocratie et Justice a rencontré la presse. A l'ordre du jour des échanges, qui ont eu pour cadre le siège du PAI, le bilan de ses activités de la deuxième session parlementaire de l'année 2008.

La deuxième session parlementaire de l'année 2008 a pris fin le 22 décembre dernier. Comme à l'accoutumée, le groupe Alternance, Démocratie et Justice (ADJ) a organisé, hier 7 janvier 2009, une conférence de presse pour faire le point de ses activités au cours de cette session dite budgétaire.

Il ressort du bilan que 26 lois, 14 questions orales et 29 questions écrites ont été discutées à cette occasion. Pour ce qui est du contrôle de l'action gouvernementale, le groupe parlementaire ADJ, selon son président, Bénéwendé Stanislas Sankara, a eu à interpeller le Gouvernement sur deux préoccupations : celles-ci sont relatives aux Organismes génétiquement modifiés et aux conditions de vie des journalistes.

Si l'auteur de la dernière question, Me Sankara, s'est réjoui de l'issue de sa préoccupation, notamment avec la signature de la convention collective de la presse privée, intervenue le 6 janvier 2009, ce n'est pas le cas de celui de la première, le député Etienne Traoré. La position du Gouvernement burkinabè sur les OGM demeure encore floue.

Il se demande pourquoi même en Europe, qui regorge de plus de scientifiques que nous, l'heure est toujours à la prudence vis-à-vis des OGM alors que le Burkina semble s'y engager les yeux fermés. Il s'étonne, par ailleurs, que certains scientifiques de notre pays n'aient pas été associés aux discussions y relatives.

La deuxième session parlementaire a également connu quatre projets de lois, portant respectivement statut des réfugiés au Burkina, règlement bancaire, institution de "prélèvement sur les billets d'avion" et autorisation d'adhésion à la convention relative aux droits des personnes handicapées et à son protocole facultatif.

Toutes ces lois, a déclaré Bénéwendé Sankara, ont reçu l'aval du groupe. Il n'a pas cependant donné sa caution à d'autres projets de lois : il s'agit du projet de loi de finances rectificative de la loi de finances pour l'exécution du budget de l'Etat, gestion 2008, de celui de loi portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d'ordonnance la ratification des accords de financement conclus entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers et du projet de loi portant loi de finances pour l'exécution du budget de l'Etat, gestion 2009.

Me Sankara estime que « le budget de l'Etat, gestion 2009, ne se différencie pas des précédents ». Car, a-t-il laissé entendre, « les secteurs sociaux, tels que la santé et l'éducation, sont de plus en plus délaissés » et les montants y alloués sont « en deçà de la norme préconisée par l'UEMOA ».

Les membres du bureau de l'ADJ se sont également prêtés aux questions de la presse. Une de ces questions a porté sur le non du groupe à la loi de finances pour l'exécution du budget de l'Etat, gestion 2009. De l'avis de Me Sankara et de son collègue Nestor Bassière, il ne s'est pas agi pour les députés du groupe d'effectuer un vote de principe. A les en croire, leur opposition est fondée sur l'analyse dudit budget, élaboré par le Gouvernement avec de faux chiffres et bien d'autres anomalies.

Et qu'en est-il de la cohésion au sein du groupe avec les dissensions dans des partis politiques dont sont issus certains députés ? De l'avis de Me Sankara, il n'y a rien à signaler sur ce sujet, les querelles dans les partis restent à la porte du groupe parlementaire, administrativement constitué. Il en est de même des députés membres des partis concernés, notamment Nestor Bassière de l'UPS et Etienne Traoré du PDP/PS, qui ont, à leur tour, soutenu que les discordes ne sont pas transposées dans le groupe.

Liens Pertinents

La question du million que l'Assemblée allouerait à chaque député pour les fêtes de fin d'année est ressortie des échanges. Me Sankara a expliqué qu'il s'agit d'argent alloué à chaque groupe pour ses activités parlementaires et que c'est une simple coïncidence que cela intervienne à la fin de l'année. Aussi a-t-il appelé les gens à ne pas croire que c'est une fortune que les députés font la queue pour toucher.

Ce serait vicieux, a-t-il dit, de penser que les choses se passent ainsi. Il n'a pas manqué de rappeler que, sous la IIIe législature, le groupe Justice et Démocratie a proposé la fiscalisation des émoluments des députés. Malheureusement, a-t-il regretté, cela est resté lettre morte.

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2009 L'Observateur Paalga. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Burkina Faso

Rubriques