Parmi ceux-ci, l'érection du CIRCB en centre de catégorie 2 de l'UNESCO et l'inscription des chutes de la Lobé au patrimoine mondial de l'Humanité. La coopération entre le Cameroun et l'Unesco pourrait produire d'autres fruits encore plus juteux. Après la Réserve de la faune du Dja, classée patrimoine mondial en 1987 et plusieurs autres initiatives dans l'éducation, la culture et les sciences, les chutes de la Lobé, non loin de Kribi, ont été proposées samedi dernier dans la même liste de ces biens, par la présidente de la commission nationale de l'Unesco, le Minedub Haman Adama.
C'était samedi dernier au Minrex, au cours de la réunion entre les membres de cette commission nationale et le Dg de l'Unesco Koïchiro Matsuura. A côté, il a été aussi proposé l'érection du Centre international de référence Chantal Biya pour la recherche et la prévention du Sida (CIRCB) en centre de catégorie 2 de l'Unesco. Et aussi de voir l'UNESCO aider à la vulgarisation des radios communautaires. Au terme de sa communication, la présidente de la commission nationale a remis solennellement à Koïchiro Matsuura un aide-mémoire qui recense les priorités et les projets du gouvernement camerounais.
En retour, Koïchiro Matsuura, qui n'a pas manqué de magnifier les bonnes relations entre l'institution onusienne et le Cameroun, a déclaré qu'il fera de « [son] mieux afin de répondre à cet aide-mémoire ». Concrètement, le Dg s'est dit impressionné, lors de sa visite du CIRCB, par le travail effectué.
Sur la proposition de faire du CIRCB une structure de catégorie 2 de l'Unesco, Koïchiro Matsuura a demandé à la partie camerounaise de suivre la procédure nécessaire pour y parvenir. Car il s'agit d'un domaine nouveau de coopération pour l'Unesco, qui consiste à donner un statut officiel à un centre régional ou national. « Le Centre doit proposer, préparer une étude de faisabilité qui doit être soumise au conseil exécutif pour approbation », a-t-il déclaré.
Sur les chutes de la Lobé, le diplomate japonais pense qu'il « faudra présenter une candidature détaillée qui va être examinée par des experts internationaux. Cela prendra beaucoup de temps. » Koïchiro Matsuura a ensuite invité le Cameroun à ratifier d'autres conventions de l'Unesco, notamment celle sur la sauvegarde des objets d'arts sous-marins et à examiner un cadre juridique national de protection.
Le directeur général a ensuite remis solennellement au Minproff, Suzanne Mbomback, le manuel de vulgarisation de l'approche genre. La séance de travail au ministère des Relations extérieures samedi dernier aura été l'occasion pour le Minrex, Henri Eyebe Ayissi, de saluer les efforts déployés par l'actuel Dg au service de l'universalité de l'Unesco, et de célébrer cette coopération historique.
Présents à la rencontre, des ministres camerounais pour la plupart membres de cette commission nationale ; mais aussi Jean Stéphane Biatcha, représentant personnel de l'Ambassadrice de Bonne volonté de l'Unesco, Chantal Biya. C'était aussi l'occasion de saluer plusieurs compatriotes qui ont servi à l'Unesco. Notamment Joseph Mboui, Ebénézer Njoh Mouelle, Adamou Ndam Njoya, William Eteki Mboumoua. Koïchiro Matsuura s'est ensuite rendu au siège multipays de l'Unesco à Yaoundé, pour une séance de travail. A cette occasion il a reçu plusieurs présents du personnel.

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