Zo Rakotoseheno
13 Janvier 2009
Ils sont encore plus d'une trentaine au total à rechercher dans la nature. Les évasions ont eu lieu dans les prisons de Tsiafahy à Antananarivo, d'Ambalatavoahangy à Toamasina et de Betroka dans le Sud, en l'espace de quelques heures d'intervalles, favorisant l'hypothèse de la complicité. Les évadés seraient des hommes sans aucune illusion, qui n'ont plus rien à perdre.
Des condamnés à mort ou à perpétuité, surtout ceux de Tsiafahy, d'après l'identification faite par les autorités.
« Wanted » sans photos
Toujours est-il que les commentaires vont bon train dans le public à propos de ces évadés. Ils représentent un danger réel et permanent pour la société mais il est quasiment impossible de contribuer sérieusement à leur recherche. En effet, personne n'est capable de les reconnaître de visu.
Mis à part leur entourage familial, leur cercle d'amis et leurs victimes, personne ne pourrait identifier les fuyards tant que ce n'est pas écrit sur leur front. Les autorités auraient dû y penser en publiant par voie de presse ou en affichant dans les lieux publics la photo d'identité de chacun d'eux.
En effet, il n'est pas normal que des prisonniers condamnés à des peines de prison n'aient pas de photo facilitant leur identification.
Même au cinéma dans les films, les photos des « wanted » sont placardées partout où c'est nécessaire, pourquoi n'en fait-on pas de même dans notre pays, alors que les fugitifs sont déclarés dangereux pour la société ?
Le public a raison de se demander si la photo fait partie de la procédure lorsque qu'un condamné atterrit en prison.
Si ce n'est pas encore dans les moeurs, suggère-t-on, il serait temps de la rendre obligatoire pour un prisonnier.
Sinon, l'intérêt du public est complètement ignoré. On lui défend toute curiosité. En effet, avant la condamnation, la possibilité de reconnaître les inculpés ne leur est pas donnée. Ils ont les yeux bandés.
Comment lors d'évasion, peut-on reconnaître un prisonnier sans que sa photo ne paraisse ? C'est dans les histoires d'évasion comme actuellement que les archives servent énormément. Aider au mieux les forces de l'ordre devient une gageure pour le public.
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