L'Express de Madagascar (Antananarivo)
Seth Andriamarohasina
13 Janvier 2009
Un autre évadé de la maison de force de Tsiafahy a été capturé. Un informateur a dénoncé sa belle-soeur, qui l'approvisionnait.
Les forces de l'ordre traquent sans relâche les détenus qui se sont échappés de la maison de force de Tsiafahy. Au bout d'une semaine de cavale, l'évadé Rakotonirina Samuel, alias Raganagana, a été pris dans les mailles des filets tendus par la gendarmerie.
Des informations livrées par un civil ont permis de remonter jusqu'au fugitif et abouti à son arrestation.
Une personne habitant aux abords du quartier d'Andrefambohitra-Fenoarivo a alerté les gendarmes locaux sur les va-et-vients suspects d'une femme qui apportait quotidiennement de la nourriture dans une maison fermée. Elle y passait trois fois par jour et verrouillait toujours la porte à double tours avant de partir.
Lutte contre la faim et la soif
La brigade de gendarmerie de Fenoarivo a dépêché quelques éléments sur place dans la journée d'hier, vers 11 heures. La maison a été cernée et les forces de l'ordre ont sommé au suspect de se montrer. Raganagana n'a pas tenté de s'échapper.
Lorsque la porte s'est ouverte, il s'est rendu, les mains en l'air. « Je suis bien un évadé de la maison de force de Tsiafahy et j'ai déjà purgé neuf ans de travaux forcés» a-t-il avoué aux gendarmes. Par ailleurs, les personnes qui l'ont hébergé se sont enfuis et demeurent introuvables.
Raganagana était bien habillé lorsqu'il a été appréhendé. Il indique qu'il était réfugié dans la maison où il a été retrouvé depuis trois jours.
Sa complice ne serait autre que sa belle-soeur, vendeuse ambulante de maniocs cuits au marché d'Ampitatafika.
L'évadé a été conduit à la gendarmerie d'Ankadilalana avant d'être placé à nouveau sous les verrous à Tsiafahy. Il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité après avoir été jugé coupable de vol et de détention d'armes à feu sans autorisation.
Il est âgé de 38ans et a été emprisonné à Tsiafahy le 17 mars 2001. Le jugement a été rendu le 22 juillet 2005. « J'étais avec deux autres détenus lorsque nous nous sommes échappés » a-t-il confié aux enquêteurs.
L'un de ses compagnons est tombé au fond d'un ravin, et n'a pas pu aller plus loin. « J'ai lutté contre la faim et la soif pendant une longue semaine à travers les champs et le rizières d'Antsahadinta et d'Ambohimangidy avant d'arriver à Fenoarivo», rapporte-t-il.
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