L'Express de Madagascar (Antananarivo)
Lantoniaina Razafindramiadana
13 Janvier 2009
Halte aux crédits parallèles. C'est une des retombées attendues de l'installation de bases de données pour les institutions de micro finance (IMF) au niveau de la Banque centrale.
Selon les résolutions prises lors du dernier dialogue présidentiel, le système devra être opérationnel au mois de juin. L'existence de ces informations avantage aussi bien les IMF en exercice que leurs clients.
Échange d'informations
«Les institutions auront à leur disposition tout ce qui concerne le secteur financier en général. Elles seront aussi fixées sur le volume des crédits octroyés», affirme Blaise Rajoelina, coordonnateur national de la micro finance.
«Elles peuvent également obtenir des renseignements sur les clients douteux ou sur les litiges, car ces bases de données serviront de plate-forme aux échanges d'informations. Les IMF seront ainsi protégées des crédits parallèles», souligne Blaise Rajoelina.
Du côté des responsables des institutions, les données seront présentées d'une manière consolidée et non détaillée.
L'adhésion de toutes les institutions dans le système s'avère nécessaire pour que les buts fixés soient atteints.
«Elles ont l'obligation de fournir les données requises pour être sur le même pied d'égalité», indique Josée Razakamahefa, présidente du Conseil d'administration de l'Union des «Ombona Tahiry Ifampisamborana Vola».
«Il n'est pas juste que les renseignements sur les clients d'une seule IMF y soient exposés», poursuit-elle.
Outre ces informations, le système comprendra l'état général de la microfinance au niveau des communes, des districts et des régions.
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