Sud Quotidien (Dakar)

Sénégal: Mise en valeur du patrimoine immateriel par les industries culturelles - Une stratégie pour pérenniser nos valeurs culturelles

Un séminaire sous-régional sur la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine immatériel par les industries culturelles qui se tient à Dakar depuis hier mardi 13 janvier 2009, va prendre fin aujourd'hui. Organisée par la commission nationale du Sénégal de l'Unesco, cette rencontre a pour objectifs entre autres, de confronter les expériences nationales et de contribuer à l'esquisse de stratégies sous-régionales harmonisées en matière de développement des industries culturelles.

En collaboration avec les commissions nationales du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Côte d'Ivoire, de la Gambie et du Mali, la commission nationale du Sénégal de l'Unesco a organisé pour une durée de deux jours un séminaire sur le patrimoine immatériel. Cette rencontre qui va prendre fin ce jeudi 14 janvier 2008 a pour entre autres objectifs de confronter les expériences nationales et contribuer à l'esquisse de stratégies sous régionales harmonisées en matière de développement des industries culturelles.

A cet effet, des experts des secteurs privés et publics et de la société civile du Sénégal et des pays, partenaires ont pris part à ce séminaire pour voir les voies et moyens pour la pérennisation de nos cultures.

Pour la survie de cette culture, il est nécessaire de défier le temps, ce qui est un passage nécessaire pour la sauvegarde de notre patrimoine immatériel. Ce qui veut dire, selon le directeur de cabinet du Ministre de la culture et du patrimoine Historique Classé, Lamine Seydi « la protection de nos langues et traditions mais encore leur expansion internationale et même planétaire ».

Mais l'importance du patrimoine tangible n'est plus à établir estime le Directeur de cabinet du Ministre. Seulement il serait illusoire de penser qu'en l'absence de toute forme de culture vivante, témoigner, pour des générations postérieures , de la vitalité de civilisation dont les langues et les traditions seraient éteintes. Conscients de l'universalité de cette vérité, les états membres de l'Unesco ont adopté deux instruments majeurs notamment les conventions de 2003 et 2005.

L'une porte sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et l'autre sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Ces deux conventions seront le levier de ce séminaire afin d'engager une réflexion sur les stratégies à mettre en oeuvre par les pays en développement pour l'utilisation des conventions sur le patrimoine immatériel.

Et selon le secrétaire général de la Commission nationale de l'Unesco, Moustapha Tambedou « cette réflexion est lancée au profit du développement économique et social plus précisément pour la promotion des industries culturelles ».

Pour le représentant du directeur du Breda (Bureau Régional de l'Unesco à Dakar) l'enjeu est « d'assurer la promotion et la transmission du patrimoine immatériel aux générations futures ».

Ce précieux patrimoine appartient certes à des groupes ou communautés, mais il reste soumis à des menaces de disparition. D'ailleurs Christian Ndombi juge impératif d'en faire l'inventaire en vue d'une meilleure protection par l'utilisation notamment des technologies de l'information et de la communication. Dans ce sens, l'Unesco prévoit de faire des recensements de trésors humains dépositaires de savoirs nous révèle le représentant du Breda.

En somme cette rencontre permettra d'engager une réflexion sur les stratégies à mettre en oeuvre par les pays en développement pour l'utilisation de ces instruments au profit du développement économique et social. Notamment la promotion des industries culturelles et de poser les bases d'une approche sous régionale harmonisée en matière de droit d'auteur et de droits voisins.


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