H. D. F.
24 Janvier 2009
L'histoire récente montre qu'il ne s'agit pas d'une simple question de génération. Feu Ndongo Lô a chanté l'amour sur plusieurs tons. Pourtant, il a bâti un oeuvre autour de textes très philosophiques, d'une voix de rossignol de banlieue, de belles mélodies et d'une présence scénique exceptionnelle. Pape Diouf, lui aussi, adore rendre hommage à la femme. Toutefois, il ne franchit jamais la ligne rouge. Abdou Guité Seck, avec sérieux et abnégation, est la grande voix de demain. Il porte un discours mâture, se consacre à la recherche musicale et donne l'exemple par un comportement sans fracas.
A la fin des années 90, Viviane a fait irruption au-devant de la scène après avoir assuré les choeurs pour Youssou. Clin d'oeil aux hommes, sous le contrôle de son ex-époux Bouba Ndour. Elle se veut porte-drapeau d'un feeling ravageur, une femme standard qui sait séduire son monde, ferrer son homme. Mais gare ! Elle est jalouse et raille les mecs qui se laissent prendre au jeu de l'infidélité : « Thiouth fi, thiouth fèè »...
Coumba Gawlo, toujours dans les années 90, a suscité une controverse avec son « Bine Bine » et, surtout, les Imams presque envoûtés par les déhanchements. Une petite séquence à la fin du clip, mais quel vacarme ! L'artiste se veut une jeune fille moderne et décoincée. Le succès de « Pata Pata », disque platine, ne lui suffit pas. Il lui faut s'imposer dans son pays, avec les mélodies du pays.
Elle se remet à l'oeuvre avec « Sa lii, sa lèè », la boule à zéro en plus. Pour se défendre, elle a su conceptualiser un style de femme africaine traditionnelle. Dans ses clips, on la voit jouer à fond la carte de la sensualité. Sans être foncièrement vulgaire ! Bloquée récemment dans un ascenseur, elle a confié à notre confrère « Walf Grand Place » avoir décidé de rompre avec les tenues sexy.
Ma Sané, une grande voix, se fait remarquer par sa sobriété. Titi a eu ses bottes, puis ses hauts provocateurs. Facoly arrive et revendique le sexy comme style. Amy Mbengue noie les regards dans le secret de ses effluves. Il est question de « thiouraye » et de « gongo », les encens de la fidélité. Les clips de Arame Thioye ont tué tout message ou les plages que réservent les radios à ses titres. Beaucoup de téléspectateurs se délectent du physique de basketteuse de la pulpeuse chanteuse.
A toutes, il faut raconter la mésaventure de l'une de leurs soeurs. Il y a quelques années , elle se produisait dans un night d'une ville de l'intérieur. Alors qu'elle chantait, des mains baladeuses, surgies du public agglutiné dans ce club de fortune, se promenaient sur une zone interdite...
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.