En Tunisie, suivant la remontée des routes des esclaves, il s'est ancré à Tunis quand les anciens esclaves affranchis ont choisi de demeurer dans leur pays d'adoption.
Ils préservaient, cependant, la mémoire de leur panthéon, leurs musiques et leurs danses sacrées. Au fil du temps, le stambali s'est tunisifié, est entré dans nos traditions et a fait souche.
Du mystère de la zaouia, il a accédé à la scène, et s'est fait partie prenante de certaines de nos manifestations culturelles et artistiques.
Un festival de stambali, actuellement en projet, donnerait à cette forme de spectacle une réelle reconnaissance.
A Ghar El Melh, donc, petite ville qui s'est déjà illustrée par les rencontres photographiques, on se propose de réunir, du 23 au 28 juin prochain, 5 troupes de stambali tunisiennes - Tunis, Sfax et Tozeur, la troupe de Sidi Bilal d'Algérie, les Bouri du Niger, les Sidi Mekari de Libye, et les gnawa de Sawira, de Rabat et de Marrakech.
Parallèlement, on organisera des projections de films, des ateliers de percussions, et de gambri, des cours de peinture d'instruments africains
Ghar El Melh, le trou du sel, le repaire inexpugnable des corsaires, deviendra-t-il la capitale du stambali ? On l'espère et on prie Sidi Bilal, le patron du stambali.

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