La manifestation contre la destruction du stade Assane Diouf et la victoire des "Lions" contre la Tanzanie, lors de la première journée du Championnat d'Afrique des nations, constituent les sujets dominants des quotidiens dakarois reçus lundi à l'APS.
"CHAN (Championnat d'Afrique des nations) de foot : Bon début du Sénégal et de la Zambie", titre Le Soleil. Saluant la victoire des protégés de Joseph Koto, le journal écrit que "le Sénégal a pris une bonne option (...) pour la suite de la compétition en disposant de la Tanzanie par un but à zéro".
Pour sa part, Stades écrit que "les +Lions+ marchent sur les Taifa Stars", affichant la photo des trois acteurs du but. Selon le journal, tout est parti d'un "décalage" de Vito Badiane, suivi d'un "centre de Mbaye Ndiour", puis d'une "tête victorieuse de Traoré".
Walf Sports semble cependant moins euphorique. Le journal parle "d'une victoire et des limites" à propos du score de 1 but à zéro qui a sanctionné la sortie des Lions face à la Tanzanie. Même si "l'essentiel a été fait", Walf Sports note que "la manière n'y était pas".
Pour Le Quotidien, le Sénégal s'est montré "réaliste face à la Tanzanie". Pour sa part, Express News souligne que "les Lions assurent et rassurent".
Les journaux sont aussi largement revenus sur la défaite du Khadim Ndiaye face à Moussa Dioum. "Moussa Dioum envoie Khadim Ndiaye à la boucherie", écrit Walfadjri tandis que pour le Soleil, "Khadim Ndiaye rate son retour".
Evoquant la manifestation pour la sauvegarde du Stade Assane Diouf, Le Quotidien titre : "Rebeuss détale, l'opposition trinque". Le journal signale que "8 manifestants" sont "en garde à vue à l'hôtel de Police", ajoutant que Aly Haïdar a été "touché par une balle en plastique".
D'après Le Quotidien, "les membres du Collectif pour la défense et la réhabilitation du stade Assane Diouf avaient promis de mettre le feu sur l'Avenue Malick Sy, samedi dernier, il n'en a rien été". Bien au contraire, "la tentative de manifestation qu'il y a eu, est venue des membres de la Coalition Benno Siggil Senegaal". Mais "le mouvement a été très vite étouffé par les limiers qui n'ont pas fait de sentiment".
Parlant de "marche réprimée" au sujet de la protestation contre la destruction de Assane Diouf, Le Populaire signale que "les sept personnes arrêtées, dont deux responsables du PS et un membre du cabinet de Tanor, seront déférées".
Abondant dans le même sens, l'As écrit que " (...) ce ne sont pas les jeunes qui ont fait les frais des sévices de la police qui veillait au grain depuis les premières heures de l'après-midi. Mais plutôt les membres de Benno Siggil Sénégaal".
A ce propos, le Matin, écrit que "Rebeuss (est) en état de siège", notant "des policiers en casque lourds, des lances grenades lacrymogènes prêtes à cracher le feu, des talkies-walkies d'où émettent des ordres et considérations hiérarchiques"
Sur le même sujet, citant Thierno Mackyou Ibn Moutagha Tall, Thiey le Journal écrit : "La famille omarienne préfère l'érection d'un centre commercial à la place d'une aire de jeu". Néanmoins, le journal indique que le frère cadet de Thierno Madani Tall, khalife général de feu Thierno Mountaga Tall, conseille aux autorités "de négocier avec les jeunes du quartier afin de trouver un consens susceptible de satisfaire tout le monde".
Citant le leader du Parti socialiste (PS, au pouvoir) Ousmane Tanor Dieng, le Matin écrit que "Cheikh Tidiane Sy (NDRL : ministre de l'Intérieur) ne fait pas de différence entre le PDS (Parti démocratique sénégalais, au pouvoir) et l'Etat".
Evoquant le prix à la pompe, Sud Quotidien note que "l'essence repart" alors que "le gasoil hésite". "C'est assez rare par ces temps qui courent, mais la dernière structure des prix des hydrocarbures affiche des hausses", écrit le journal.
Parlant du traitement des familles religieuses, Walfadjri écrit que "les jeunes tidianes accusant l'Etat de discrimination".
"Mettant à profit leur rencontre préparatoire du prochain Gamou de Tivaoune, les jeunes tidianes de Saint-Louis n'ont pas pris de gangs pour dénoncer, avec la dernière énergie, la discrimination dont seraient victimes des familles religieuses du pays. A en croire nos interlocuteurs, le favoritisme et le parti pris des autorités doit cesser +parce le Sénégal est un et indivisible+".
Parlant de la "mainmise des délégués des amicales sur l'UCAD", Express News parle de "la loi des sans loi". Le journal indique que les délégués des facultés "font la pluie et le beau du temps" à l'Université Cheikh Anta Diop, pourtant réputé être "un temple du savoir".
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