Cyr Payim Ouédraogo Adama Ouédraogo Damiss
1 Mars 2009
Comme aux éditions des dernières années, le menu, servi au public ce 28 février 2009 au stade du 4-Août à l'ouverture du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), n'a pas varié : prestations d'artistes, allocutions et feux d'artifices. L'innovation fut le spectacle grandiose de la célèbre chorégraphe burkinabè, Irène Tassembédo, pour magnifier le jubilé d'Emeraude du FESPACO.
16 h. Heure habituelle pour les rencontres sportives au stade du 4-Août de Ouagadougou. Le soleil a baissé d'intensité et le temps est clément. Le public déferlait vers le temple du football. Les forces de défense et de sécurité fortement mobilisées avaient quadrillé la zone pour canaliser ce beau monde. A la porte des officiels, une armada d'éléments de sécurité, presque tous en costume sombre, veillaient au grain et foudroyaient du regard les gens. Pour accéder au stade, il fallait montrer patte blanche en se soumettant au détecteur de métal.
A l'intérieur, la cuvette est à moitié remplie. Il reste une heure pour le début de la cérémonie. En attendant, des artistes-musiciens tels que Adji et Zougna-Zagamda et son fils, Bamos Théo, Dick Marcus jouent en live pour tenir le public en haleine. Pendant ce temps, photographes et cameramen se positionnent pour « rafaler » ou capter les images afin d'immortaliser l'évènement.
Les choses sérieuses commencent à l'heure indiquée (17 heures) dans le programme officiel. A tout Seigneur, tout honneur. Simpon Compaoré, maire de Ouagadougou, ouvre le bal des allocutions. Il exprime sa joie d'accueillir autant de monde dans sa ville et se réjouit du fait que ce rendez-vous permet d'affirmer notre identité culturelle, le brassage des cultures et des nationalités. Il invite enfin les festivaliers à faire comme chez eux car le Burkina Faso est une terre d'accueil et d'hospitalité. Contre toute attente, l'édile de la capitale reprend son speech en anglais sous les acclamations mais aussi les rires des spectateurs.
Le représentant du directeur général de l'UNESCO a salué le Burkina Faso qui a le mérite d'organiser 40 ans de vie du FESPACO, une manifestation qui contribue à renforcer l'intégration africaine. A cet égard, l'UNESCO ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien à la biennale du cinéma. L'envoyé de Koïshiro Matswura a achevé son allocution par un hommage à Sembène Ousmane, le doyen des cinéastes, pour ce qu'il a fait pour la promotion de la culture africaine à travers ses Å"uvres littéraires et cinématographiques.
Le parrain de la 21e édition du FESPACO, le Dr Cheick Modibo Diarra, est, lui aussi, allé dans la même lancée que son prédécesseur à la tribune en saluant la mémoire du Sénégalais qui a tracé un chemin à suivre. La dernière intervention a été celle du ministre de la Culture Filippe Savadogo, qui a surpris plus d'un journaliste en étant bref dans son discours, lui qui a l'habitude de tenir longtemps le crachoir. Il a, en français et en anglais, souhaité une bonne fête du cinéma à tous.
Place maintenant à l'ambiance musicale après le clap de la 21e édition donné par le Premier ministre Tertius Zongo qui avait à ses côtés la première Dame, Chantal Compaoré, des membres du gouvernement et des ambassadeurs burkinabè. Sur le grand podium défilent les artistes-musiciens dont le Ghanéen Kodjo Antwi, principal invité venu de l'extérieur cette année. Il s'en est suivi une parade artistique et le spectacle chorégraphique concocté par Irène Tassembédo. Exception faite de quelques mouvements mal coordonnées, les danseurs ont pu tirer leur épingle du jeu dans une chorégraphie assez digeste.
Mais la partie la plus attendue était celle des feux d'artifice. Le stade du 4-Août a connu un déluge de lumière qui illuminait le ciel au grand bonheur du public qui répondait par des cris de joie et des applaudissements nourris. C'est dans l'euphorie que les spectateurs ont déserté les gradins pour se plonger dans l'ambiance festive du FESPACO dans les différents sites de manifestations.
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