Ghada Hamrouche
28 Février 2009
L'Espagne a réitéré jeudi son engagement à trouver une solution susceptible de régler le conflit sahraoui. Une position réitérée par le secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères, Angel Lossada, à l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, arrivé mercredi dans la capitale espagnole, Madrid.
Dans un communiqué sanctionnant sa rencontre avec M. Ross, repris par les déférentes agences de presse, M. Lossada soulignera «le ferme engagement actif du gouvernement espagnol à contribuer à ce que les parties parviennent, sous les auspices des Nations unies, à un accord politique juste, durable et mutuellement acceptable devant permettre l'exercice de l'autodétermination du peuple sahraoui, tel que souligné à plusieurs reprises par le Conseil de sécurité, notamment dans sa résolution 1813».
M. Lossada, qui a exprimé le «soutien» de l'Espagne à la mission de M. Ross, a fait part également de la «satisfaction» de son gouvernement du fait que l'Organisation des nations unies et son secrétariat général demeurent engagés avec le mandat reçu du Conseil de sécurité concernant le Sahara occidental. De son côté, M. Ross a informé son interlocuteur des contacts qu'il a eus avec les responsables marocains,
sahraouis et algériens, précise le communiqué. M. Ross, qui achève sa première mission dans la région, a été désigné le 7 janvier dernier comme nouvel envoyé personnel de M. Ban Ki-moon, en remplacement du diplomate hollandais Peter Van Walsum, accusé par
les Sahraouis de partialité, notamment après ses déclarations relatives à «l'irréalisme de l'option d'indépendance du Sahara occidental». La visite de M. Ross en Espagne intervient au lendemain se sa première tournée dans la région qui l'a conduit à Rabat, aux camps de réfugiés sahraouis de Tindouf et à Alger avant de s'envoler pour Madrid.
Une tournée qui lui permettra, indéniablement, de s'enquérir des différentes positions sur les modalités à mettre en oeuvre pour progresser dans les négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, auxquelles a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU pour parvenir à une «solution mutuellement acceptable qui prend en charge le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination». Après Madrid, il se rendra à Paris et Washington pour des consultations similaires.
Par ailleurs, le ministre marocain de la Communication, Khalid Naciri, a déclaré le même jour, (jeudi, ndlr) que le royaume chérifien est «raisonnablement optimiste et pas optimiste tout court» au sujet d'une solution définitive au vieux conflit du Sahara occidental. «Pour être totalement optimiste, explique-t-il, il aurait fallu que toutes les parties de l'autre côté de la frontière, l'Algérie et le [Front] Polisario partagent la même volonté que nous», a-t-il ajouté.
A l'issue de la réunion gouvernementale marocaine, M. Naciri expliquera encore que «le Maroc est fermement décidé [...] à construire avec nos frères Algériens, avec le Front Polisario, un environnement maghrébin où les peuples travailleraient dans la paix, la sérénité et la coopération».
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