S.n. Coulibaly
4 Mars 2009
Bamako, capitale du Mali accueille du 12 au 15 mars prochain le Salon international des transports en Afrique de l'Ouest (SITRAO). En prélude à cette rencontre, le ministre malien de l'Equipement et des Transports, Hamed Diané Sémega et son homologue burkinabè, Gilbert Noël Ouédraogo ont échangé, le mardi 03 mars 2009, à Ouagadougou avec les acteurs nationaux de la chaîne des transports sur leur participation audit salon.
Pour les acteurs de la chaîne des Transports, le SITRAO est la bienvenue.
Pour le praesidium, la participation du Burkina est très attendue au SITRAO.
Syndicats des transporteurs, chauffeurs routiers, avionneurs, opérateurs économiques et décideurs du secteur des transports ont accouru, mardi 03 mars 2009 au centre de formation professionnelle en transport sis à Gounghin pour s'informer sur comment participer au Salon international des transports en Afrique de l'Ouest (SITRAO) à Bamako au Mali. Et c'est le ministre malien de l'Equipement et des Transports, Hamed Diané Sémega qui a échangé avec ces acteurs de la chaîne des transports sur l'organisation de ce salon. D'entrée de jeu, M. Sémega justifie cette mission de sensibilisation par la proximité et l'exemplarité des relations entre le Burkina Faso et le Mali. Salon de professionnels, le SITRAO entend ouvrir le débat sur la problématique des transports au Mali et dans la sous-région. Il s'agit de donner au secteur toute sa visibilité afin qu'il joue un rôle moteur dans le développement économique en Afrique à travers la création d'emplois et de valeurs ajoutées.
Et la première édition sera une vitrine de dialogue entre professionnels des transports, l'administration et les organisations sous régionales (UEMOA en l'occurrence) sur la situation du secteur des transports, les enjeux et les perspectives de son développement. Secteur paradoxe mais stratégique pour les économies enclavées, le transport peine à se valoriser malgré les énormes investissements qui y ont consentis. "La visibilité des acteurs est une nécessité pour permettre à chacun de mesurer l'impact du transport sur les dynamiques économiques", a plaidé M. Sémega arguant qu'il faut vaincre le handicap de l'enclavement. Pour cela, le ministre malien de l'Equipement et des Transports estime que le présent salon, loin d'être un de plus, est une occasion de rencontre entre les professionnels du secteur. "Ce salon est le vôtre", a lancé Hamed Diané Sémega aux nombreux acteurs de la chaîne des transports venus l'écouter. Soutenant que le SITRAO est un cadre d'expérience partagée, il a affirmé que l'intégration économique n'a de sens que si elle se matérialise au-delà du discours par la fluidité du transport inter-Etats.
Plusieurs modules seront animés au cours du SITRAO. Il y a entre autres, ports et pays enclavés, sécurité routière et facilitation des transports en Afrique de l'Ouest, transports fluviaux et désenclavement, mobilité rurale et moyens intermédiaires de transport. Le Burkina espère apporter sa contribution aux débats sur les thématiques relatives à la facilitation des transports, les infrastructures ferroviaires et la sécurité routière, a rassuré le ministre Gilbert Noël Ouédraogo.
La participation au salon est libre. Toutefois, il y a deux types d'offre sponsoring . Le package sponsor officiel et package sponsor avec des contributions respectives de 30 millions de F CFA et 10 millions de F CFA donnent droit à un stand de 30 m2 et 24 m2. Parmi les pays invités, la Côte d'Ivoire, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée Conakry, le Niger, le Togo, l'Algérie et le Ghana se sont annoncés.
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