Encore une fois Jazz à Carthage conçoit les choses en grand et pour son cinquième anniversaire, il nous réserve une dizaine de ces soirées qui alterneront des artistes d'horizons différentes, mais qui se rejoignent tous dans la grande famille du jazz avec toutes ses tendances. Du 9 au 19 avril, les rendez-vous vont s'enchaîner entre les soirées, le jazz-club, le ciné-jazz et les master class.
Ray Gelato, le jazzman anglais, donnera le coup d'envoi de cette 5e édition de Jazz à Carthage, ce musicien d'envergure est un véritable phénomène acoustique qui est devenu une référence sur la scène britannique.
Deux jazzmen américains prennent, par la suite, le relais. D'abord, Brad Mehldau au piano puis Charles Lloyd et son new Quartet. Un spectacle mêlant deux visions du jazz et deux différentes générations de musiciens.
L'événement de cette édition est incontestablement le retour de Anouar Brahem, qui revient pour la seconde fois sur les planches de Jazz à Carthage et propose, en exclusivité, son dernier projet.
Entre le Cubain Gonzalo Rubalcaba et le Nigérian Keziah Jones, les distances entre l'Amérique et l'Afrique s'estompent et le mariage des sonorités jazz prend toute sa dimension de musique universelle.
Une soirée dédiée aux «voix» du jazz et consacrée à la tant attendue, la Nigériane Ayo, précédée en première partie par le talentueux, l'Américain Kevin Mahogany.
Le guitariste et compositeur de jazz italo-américain Pat Martino sera aussi de la partie et sera suivi, dans la même soirée, par une nouvelle création flamboyante de flamenco-jazz autour de Javier Colona Y Agustin C.
La soirée de clôture s'annonce particulière entre la la jeune et prometteuse Australienne Gabriella Cilmi qui assurera la première partie d'un concert programmé en guise d'un «au revoir» avec le monument de la musique cubaine et du jazz Eliades Ochoa du Buena Vista Social Club.
«Jazz à Carthage» jouera les prolongations avec un «after jazz» pour célébrer la nouvelle génération et découvrir de jeunes talents, qui font d'ores et déjà parler d'eux.
Pascale Picard du Canada et Wouter Hamel des Pays-Bas incarnent cette jeunesse et ce perpétuel renouvellement du Jazz.
«Jazz à Carthage» ne se limite pas à cela ; du 12 au 14, il s'ouvre sur la ville de Tunis, avec un programme "Autrement jazz" à la salle Le Mondial avec des concerts de Moncef Genoud, Carlo Actis Dato - Enzo Rocco, Celia Mara, Paulo Moura pour partager la passion du jazz avec le plus grand nombre et faire découvrir la culture jazz au jeune public parfois pénalisé par les distances
«Jazz à Carthage» tient à diffuser une culture jazz à travers d'autres volets: les Jam sessions qui réunissent musiciens et public après les concerts, pour prolonger la soirée en musique et les master classes assurés par les artistes invités à l'Institut supérieur de musique de Tunis.
Par ailleurs, les rendez-vous festifs du Jazz Club «Papa Joe » invitent cette année Janice Harrington pour un vibrant hommage à Mahalia Jackson, ainsi que les Mississippi Heat pour une immersion aux sources du jazz et du blues.
Le jazz pluridimensionnel s'exprime également à travers le cinéma, avec la projection à la salle Alhambra à La Marsa, de chefs-d'oeuvre qui célèbrent le jazz dont l'Ascenseur pour l'Echafaud, Bird, Autour de Minuit...
Le programme :
9 avril : Ray Gelato (UK),
10 avril : Brad Mehldau (USA) au piano / Charles Lloyd (USA) et son new Quartet.
11 avril : Anouar Brahem,
15 avril : Gonzalo Rubalcaba (Cuba) / Keziah Jones (Nigeria).
16 avril : Ayo (Nigeria) / Kevin Mahogany (USA).
17 avril : Pat Martino (USA) / Javier Colona Y Agustin C. «El Bola» (Espagne).
18 avril : Gabriella Cilmi (Australie) / Eliades Ochoa du Buena Vista Social Club (Cuba).

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