Le Soleil (Dakar)

6 Avril 2009

Sénégal: Culture de la pomme de terre - Le programme de relance bien amorcé à Méouane

Mardi 31 mars à Mboro, lors de la journée de réflexion sur l'avenir de la pomme de terre initiée par l'Union des groupements de producteurs maraîchers de Méouane, le directeur de l'Horticulture, Seydi Ababacar Sy Gaye, présent, s'est réjoui de la bonne implication des producteurs de la zone qui sont en voie de s'approprier le programme de relance de la production de cette légumineuse sur trois ans (2008-2011) mis en oeuvre par le Gouvernement à travers le ministère de l'Agriculture.

La relance de la culture de la pomme de terre ainsi amorcée dans les Niayes se fixe pour objectif la production de 70.000 tonnes destinées à la consommation intérieure pour éviter au Sénégal l'importation. L'Union de Méouane, qui regroupe plus de 4.000 membres, s'est engagée aux côtés des techniciens de l'agriculture, déterminés à s'investir dans toute la zone des Niayes en réponse à l'appel du ministre de l'Agriculture non seulement dans la culture de la pomme de terre, mais également celle de l'oignon et de la carotte.

Dans cette dynamique, la coopération canadienne sera d'un apport considérable à travers le Fonds d'appui des Niayes pour l'approvisionnement en semences et engrais. Il y a également la facilitation à l'accès aux financements grâce au partenariat avec Pamecas pour des crédits de campagne et d'équipements. Ce qui, d'ailleurs, a permis, pour la campagne 2007-2008, d'allouer plus de 300 millions de FCfa aux différents membres ayant introduit des dossiers. Autres apports non moins importants, la bonne qualité des semences introduites par Tropcasem et que l'Etat du Sénégal a bien voulu subventionner à hauteur de 50 %.

Pour la première année de mise en oeuvre, l'Union a ainsi enregistré une production de 2.500 tonnes, estime Mamadou Bâ, le directeur exécutif. Pour rappel, la production de pomme de terre était très abondante dans les Niayes vers les années 1980. Mais, elle a été délaissée, de l'avis de Babacar Gaye, chargé du suivi du programme, « à cause des attaques répétées de la teigne des crucifères (parasites) et, aussi, du fait du coût élevé des semences qui avaient fait perdre à cette culture toute sa splendeur ». De sorte que le Sénégal est obligé d'importer cette légumineuse pour satisfaire la consommation de 70.000 tonnes par an et à coup de milliards de FCfa.

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