De Notre Envoyé Spécial Modou Mamoune Faye
15 Avril 2009
Du 5 au 20 juillet prochain, aura lieu la deuxième édition du Festival culturel panafricain d'Alger ou Panaf 2009. Littérature, arts visuels, chorégraphie, cinéma, musique, colloques, théâtre, patrimoine et autres disciplines culturelles seront mises en valeur. Dans la capitale algérienne, on se prépare à accueillir des milliers d'artistes et d'intellectuels d'Afrique et de la diaspora africaine. Et tout est fin prêt pour cette grande fête dédiée à la Culture.
A moins de trois mois de l'ouverture de la deuxième édition du Festival culturel panafricain d'Alger (Panaf 2009, du 5 au 20 juillet), les préparatifs sont bien avancés pour accueillir les invités qui viendront de tous les pays membres de l'Union africaine (Ua), mais aussi de la diaspora. Au programme, de la littérature, de la musique, du théâtre, des arts visuels, de la chorégraphie, du cinéma et des colloques et débats sur la littérature ou le patrimoine africains.
Les organisateurs, que nous avons rencontrés dans la capitale algérienne, sont très confiants. Dans son bureau où elle nous a reçu, la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, ne cache pas sa satisfaction, au vu des immenses avancées notées dans l'organisation de cet évènement culturel qui intervient quarante ans après le Premier festival d'Alger de 1969.
« Nous sommes fiers de recevoir nos frères africains, surtout que ce deuxième festival, que va accueillir notre pays, est organisé sous l'égide de l'Ua, qui a adopté notre proposition lors sa réunion à Khartoum en 2006 », nous explique-t-elle. L'Algérie est d'autant plus fière de ce rendez-vous culturel panafricain qu'elle a entièrement pris en charge les frais liés au Panaf 2009. « Le budget de 60 millions d'euros (près de 40 milliards de francs Cfa) mis à notre disposition a été en grande partie octroyé par l'Etat, avec la contribution de sponsors privés et publics algériens », nous révèle la ministre de la Culture.
Ses collaborateurs, rencontrés au siège du Panaf 2009 au 8 de la rue Semahous, dans la commune de Hussein Dey à Alger, affichent la confiance et assurent que toutes les dispositions ont été prises au niveau national et tous les contacts pris dans les différents pays d'Afrique, qui ont presque tous confirmé leur participation et envoyé la liste des artistes et groupes qui vont les représenter. La délégation de chaque pays sera composée d'environ 60 personnes qui seront entièrement prises en charge par l'Algérie, aussi bien du point de vue du transport aérien que de l'hébergement. « Quelque 1.500 journalistes seront accrédités et nous mettrons à leur disposition un centre de presse qui va fonctionner 24 heures sur 24 avant, pendant et après le festival », nous confie M. Zouaoui Benhamadi, le responsable du département de la Communication. Les infrastructures et espaces devant accueillir les concerts, les expositions, les représentations théâtrales, les spectacles de danse, les projections de films et les débats et colloques sur la littérature ou le patrimoine ont tous été rénovés et équipés.
« Nous avons la chance, en Algérie, de disposer de nombreuses infrastructures culturelles qui ont juste besoin d'être restaurées », nous a expliqué l'architecte et agent du ministère de la Culture, Abdelhalim Seray, rencontré au siège du Panaf 2009.
Ainsi, la salle de spectacles dénommée Atlas, d'une capacité de près de trois mille places, a été modernisée et ré équipée avec un matériel de sonorisation et d'éclairage ultramoderne, nous révèle M. Seray.
Pour héberger une grande partie de leurs hôtes, les autorités algériennes ont construit, à une vingtaine de kilomètres du centre-ville, dans la commune de Zeralda, un immense Village des Artistes, à l'image des villages olympiques. Cet ensemble de 24 bâtiments de quatre étages chaque est d'une capacité totale de 2.500 lits, avec des normes de confort et d'hébergement qui correspondent à un hôtel trois étoiles. En compagnie du responsable du village, M. Mohamed Bousbaa, nous avons visité le chantier qui est presque achevé.
Pourtant les travaux n'ont démarré qu'en... septembre 2008, c'est-à-dire il y a juste un peu plus de sept mois.
« Actuellement, il ne reste plus que des travaux de finition pour l'ensemble des blocs, excepté un bâtiment qui va bientôt sortir de terre. Pour vous donner une idée de l'avancement des travaux, sachez que nous avons déjà commencé à poser la climatisation dans certaines chambres. Nous avons promis aux autorités de leur livrer l'infrastructure clés en main le 31 mai 2009 et je pense que le délai sera respecté », explique fièrement Omar Sisalem, le jeune ingénieur en Génie civil responsable du projet au niveau de l'entreprise algérienne Batenco Centre qui réalise les travaux.
A moins de trois mois de la deuxième édition du Festival culturel panafricain, la capitale algérienne étale ses charmes et les Algérois attendent fiévreusement le jour J, c'est-à-dire le 5 juillet 2009. Et selon les organisateurs, il est fort probable que la star sénégalaise de la musique, Youssou Ndour, fasse partie des têtes d'affiche africaines qui vont se produire en concert public et en plein air à l'ouverture du Panaf 2009.
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