Kinshasa — Les réfugiés de la RDC au Rwanda et ceux du Rwanda en RDC au nombre respectivement de 52.000 et de 100.000, sont au centre d'une réunion tripartite, la deuxième du genre, entre la RDC, le Rwanda et le HCR (Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés), à Goma, au Nord-Kivu. Au cours de cette rencontre qui s'est ouverte le mardi 14 avril 2009 à Goma, il était question d'évaluer leur situation et d'examiner les conditions de leur retour dans leurs pays respectifs.
Cette rencontre de deux jours, rapporte radio Okapi, se tient à l'hôtel Ihusi de Goma. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le gouverneur de province du Nord Kivu, Julien Paluku Kahongia. Parmi les orateurs, le secrétaire permanent de la Commission nationale congolaise des réfugiés, Me Rigobert Mupondo. Il a indiqué que cette réunion devrait aboutir à un compromis sur le plan juridique qui permettra le retour de ces réfugiés de part et d'autre.
De son côté, son homologue rwandais, Innocent Ngango, a tenu à mettre en évidence le fait que les réfugiés congolais sont bien traités par les autorités rwandaises, tandis que sur le territoire congolais, ses compatriotes continueraient d'être pris en otage dans les forêts par des combattants hutus.
A ce propos, la délégation congolaise a laissé entendre que lors de la première rencontre tripartite, il a été question que les deux gouvernements puissent garantir la sécurité dans les zones de retour des réfugiés de part et d'autre. Il a été décidé aussi que les deux pays procèdent à l'identification de ces réfugiés, et mettent enfin en place un mécanisme pour leur faciliter le retour.
Les observateurs reconnaissent le bien-fondé de la réunion tripartite de Goma, dans la mesure où les réfugiés de deux pays sont appelés à contribuer au développement de leurs pays respectifs. On se rend compte que la rencontre intervient deux mois après la fin de la guerre animée par le CNDP de Laurent Nkunda dans l'Est de la RDC. Cependant, le gouvernement congolais en particulier devrait préparer le retour dans la dignité des fils et filles congolaises qui auraient librement décidé de regagner la patrie, en mettant en place des dispositifs d'accueil et d'hébergement adéquats.

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