Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Sud-Kivu - 132 combattants Maï-Maï au centre de formation de Luberizi

Kinshasa — Le processus d'intégration de anciens combattants poursuit son bonhomme de chemin au Sud-Kivu. L'entrée de 132 éléments Maï-Maï, le 14 avril, au centre de brassage de Luberizi en est une illustration. Cent trente-deux combattants du groupe armé Shikito sont entrés officiellement mardi 14 avril 2009, au centre de formation de Luberizi, dans la province du Sud-Kivu, pour mixage accéléré.

Selon le commandant de ce centre cité par radio Okapi, 42 armes de guerre ont été récupérées. Cette opération marque ainsi le début de l'intégration rapide des combattants des groupes engagés dans le programme. D'autres combattants attendaient d'être évacués mercredi, avant l'ouverture officielle du centre par le gouverneur du Sud- Kivu. Ce premier groupe est constitué de combattants venus de Lemera, Lubarika, Katogota et Bwegera, dans le territoire d'Uvira. D'autres attendent encore dans les Moyens plateaux, avant leur acheminement à Luberizi.

D'après les acteurs locaux de la plaine de la Ruzizi, ce processus d'intégration des combattants Maï-Maï est un pas en avant que vient de faire le programme Amani au Sud-Kivu. Beaucoup d'entre eux souhaitent que tous les groupes armés suivent l'exemple de Shikito. A Luberizi, les combattants auront deux semaines pour apprendre le maniement des armes ainsi que d'autres notions militaires de base.

Le commandant Maï-Maï Shikito s'est déclaré satisfait de ce processus qui vise à pacifier la région. Il s'est dit toutefois préoccupé du manque de transport en vue d'évacuer les autres combattants cantonnés à Katogota. pePour le commandant du centre, des dispositions ont été arrêtées pour la prise en charge en nourriture, logement et soins médicaux des combattants Maï-Maï.

La province du Sud-Kivu de même que celle du Nord-Kivu sont envahies par des groupes armés qui n'ont fait que terroriser la population civile, semant en permanence de l'insécurité dénoncée régulièrement par le gouvernement, la société civile et la communauté internationale. Les chefs de ces groupes avaient comme raison principale, le combat contre les FDLR, rebelles rwandais accusés de génocide dans leur pays. Ils sont accusés de commettre des crimes de guerre et contre l'humanité. Ils sont auteurs de pillages, vol et viol des femmes, sans oublier la destruction des maisons et des cultures.

Depuis la mise en place du Programme Amani, émanation de la conférence sur la paix et le développement de ces deux provinces, les choses vont dans le bon sens, dans la mesure où les groupes armés ont pris conscience de la souffrance de la population et veulent intégrer les FARDC.


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