La situation est toujours précaire à l'Est où l'on continue de renifler l'odeur de la poudre et de détaler au premier coup de canon. Pas plus tard que lundi dernier aux petites heures de la matinée, au moment où les paysans étaient encore plongés dans leur sommeil, des crépitements d'armes automatiques ont été entendus à Lunyasenge, au bord du lac Edouard et au sud-est du territoire de Lubero créant ainsi un mouvement de panique au sein des habitants.
Selon l'explication fournie plus tard par les autorités locales, un groupe de combattants Mai-Mai Pareco sorti de la brousse, a attaqué les positions des Fardc dans le village de Lunyasenge.
De 1 heure jusque 3 heures du matin, les tirs ont poussé les militaires loyalistes à un repli stratégique.
Selon des sources militaires de la région, l'attaque a été lancée par une coalition des Patriotes résistants du Congo et des Fdlr.
Bilan rapporté par la radio onusienne : cinq blessés dont un lieutenant des Fardc et quatre civils victimes de balles perdues.
Ils sont actuellement soignés au centre médical de Vitshumbi, territoire de Rutshuru.
Contacté par la radio onusienne, le commandant des éléments du Pareco affirme ne détenir aucune nouvelle. Un autre officier, le général La Fontaine a ajouté pour sa part, que ses hommes présents à Lunyasenge, avaient été dispersés par l'armée congolaise. Ils ne répondent plus à aucun commandement, a-t-il laissé entendre.
Province orientale : des Fardc contre les miliciens FJPC
Auparavant, dans la Province Orientale, les troupes des Fardc avaient lancé samedi dernier, des attaques contre les positions occupées par les miliciens du Front populaire pour la justice au Congo, un groupe armé dont on ne dispose pas d'informations suffisantes. Ces attaques, a annoncé la radio onusienne, ont été lancées dans plusieurs localités du territoire d'Irumu, notamment à Poto Poto, situé à 70 kilomètres au sud de Bunia, Komanda, Ero et Bukiringi. L'on apprend d'autre part, que les Fardc avaient été repoussées à Rwadenge, non loin de Poto Poto. Ces combats qualifiés de violents se sont poursuivis jusque lundi dernier. On ne dispose pas pour l'instant du bilan de ces combats.

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