Wal Fadjri (Dakar)

Sénégal: Concert du Metiswing à l'institut français

Des sonorités classiques comme le Chan Chan du maître Compay Segundo, du Boléro ou encore de la Guaracha, les six musiciennes du groupe afro-cubain Metiswing ont servi de la sauce salsa, mardi, à l'Institut français de Dakar. C'était une découverte. Les mélomanes qui avaient fait le déplacement, mardi soir, à l'Institut français de Dakar se sont faits une idée du groupe afro-cubain Metiswing. Méconnue au départ, cette formation exclusivement féminine a étalé ses talents pour sa première prestation à Dakar.

Avec cinq musiciennes : la percussionniste Dana Figueroa Wels, la saxophoniste ténor Sévérine Eouzan, la bassiste du groupe Thérèse Henry (qui s'est présentée au public en position assise du fait de sa grossesse), la pianiste Leilla Olivesi, la batteuse Annette Villavicencio Guerra et la chanteuse Anais Barreras Ramos, la 'sauce' salsa a vite viré aux quatre pas de danse.

Les mélodies traditionnelles cubaines ont été revisitées avec le titre classique Chan Chan pour rendre hommage à son créateur, 'le maître de la musique cubaine' Compay Segundo. Les morceaux sur les femmes, l'amour Con las mujeres, No me fio, Lagrimas négras , se sont succédé pour mettre en exergue cette sensualité musicale purement féminine.

Le tempo est alors lancé. Les filles enchaînent les rythmes inspirés des mélodies africaines le Cha Cha Cha, le Boléro et la Guaracha. Chacune puisse dans ses origines françaises, uruguayennes ou encore mauritaniennes pour les mélanger aux mélodies jazz et latine.

Un spectacle qui n'a rien à voir avec les formations traditionnelles de la musique cubaine. C'est une touche féminine visible dans l'exécution des instruments. Mais la plus remarquée du groupe Metiswing, lors de ce deuxième concert, après celui de dimanche dernier à Ngor Diarama, est sans doute la chanteuse. Anais Barreras Ramos, en petite jupe blanche et chemise rouge, a étalé ses talents de chorégraphe. Elle est guidée par les tambours de Dana Figueroa Wels et la flûte de Sévérine Eouzan.

La chanteuse du groupe rivalisait d'inspiration avec les inconditionnels salséros dakarois. Mardi dernier, il y en avait de tous les âges à l'Institut, offrant un public cosmopolite. Les vieux mélomanes nostalgiques de cette musique latine, qui les a bercés pendant leur jeunesse, n'ont pas hésité à esquisser quelques pas de danse. Le rythme est alors cassé par la pause après plus d'une heure trente de prestation des musiciennes.

Après une première réussie à Dakar, le groupe promet de revenir sur le continent. Cette tournée au Sénégal marque la fin de la tourné internationale qui a mené la bande à Anais Barreras Ramos respectivement en France et à Cuba.


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