Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Nord-Kivu-Plus de mille ex-combattants identifiés et intégrés au sein des FARDC

Kinshasa — Le Nord-Kivu se débarrasse graduellement des forces négatives, considérées comme source d'insécurité dans l'Est du pays. Pour preuve, 1.482 ex-combattants ont été identifiés en vue de leur intégration au sein des FARDC.

Onze mille quatre cent quatre-vingt-deux éléments issus de tous les groupes armés nationaux opérant jadis en clandestinité au Nord-Kivu ont été identifiés et intégrés au sein des forces armées de la RDC depuis le 23 octobre. Ces chiffres ont été présentés, le samedi 18 avril dernier par les responsables de la Structure militaire d'intégration.

C'était au cours de la cérémonie officielle de clôture de l'intégration des éléments des groupes armés au Nord-Kivu. Une cérémonie qui, selon la radio onusienne, « consacre la fin de l'existence de tous ces groupes amés et mouvements politico-militaires » dans le Kivu.

Les ex-groupes armés et mouvements politico-militaires qui ont signé la déclaration de la fin de leur existence au Nord-Kivu se chiffre à une dizaine, révèle la source. Cela, au terme de l'opération de désengagement, d'intégration accélérée et classique de leurs troupes qui appartiennent désormais au FARDC.

L'on se souviendra que les leaders de groupes armés avaient déclaré il y a peu, détenir plus de 21.900 combattants. Curieusement, seuls 11.482 ont été physiquement identifiés par la Structure militaire d'intégration.

De son côté, la Mission onusienne en RDC a extrait 511 enfants des rangs de ces groupes qui déclarent qu'environ 3.000 autres combattants attendent l'identification.

A ce sujet, Joseph Asanda, secrétaire permanent de la Commission mixte paix et sécurité du Programme Amani a déclaré : «Nous déclarons solennellement devant Dieu, le peuple congolais et les institutions de la République, la fin de l'existence de nos groupes armés et mouvement politico-militaires et de toutes leurs activités. Les réfractaires seront traités désormais comme des bandits à mains armés et subiront la rigueur de la loi ».

Cependant, ces groupes attendent l'intégration des éléments de leur police au sein de la police nationale congolaise. Le Coordonnateur national du Programme Amani, abbé Apollinaire Malumalu, a pour sa part, salué cette réalisation et remercié la communauté internationale pour son accompagnement.

Quant à l'autorité provinciale du Nord-Kivu, « la seule menace pour la paix dans sa juridiction reste la présence des groupes armés étrangers comme les FDLR». A ce propos, Julien Paluku a demandé à toute la population de se désolidariser de ce groupe qui sera traqué par les Forces gouvernementales avec l'appui de la Monuc, rapporte notre source.


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