Kinshasa — Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en République démocratique du Congo, Alan Doss, effectue depuis mercredi, une visite de travail dans la province du Nord-Kivu. Objectif: se rendre compte personnellement de la situation sécuritaire, après la fin de la guerre.
Arrivé jeudi dans la localité de Kanyabayonga, le chef de la Monuc s'est entretenu avec les autorités et la population locale. Il a été informé de la détérioration de la situation sécuritaire troublée essentiellement par les rebelles hutu des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, FDLR.
D'après les habitants de Kanyabayonga, les FDLR s'illustrent par des violations des droits de l'homme dans cette partie de la RDC. Ils sont auteurs des viols pratiqués sur des femmes et des filles, ils érigent des barrières pour empêcher la population de circuler librement et de vaquer aux activités agricoles, ils pillent les champs et emportent les produits dont ils se nourrissent. Bref, l'insécurité se porte bien dans cette localité. Radio Okapi qui donne cette information signale aussi que certains soldats des FARDC sont pointés du doigt comme auteurs des mêmes actes.
C'est ici l'occasion d'interpeller la hiérarchie militaire des FARDC, afin que les éléments indisciplinés auteurs des vols et viols ne demeurent pas impunis. Parce que l'impunité décriée dans le pays doit céder désormais la place à la discipline et à l'ordre.
A titre de rappel, après l'opération conjointe de traque des rebelles hutu au début de l'année par les Forces armées du Rwanda et de la RDC, une partie de ces rebelles a décidé de regagner le Rwanda, tandis que les autres se sont enfuis dans la forêt. Après le retour des troupes rwandaises, les éléments FDLR restés en RDC continuent à s'attaquer à la population civile obligée de fuir les villages.
L'arrivée sur place de Alan Doss en vue de palper du doigt le calvaire des habitants est un signe encourageant de l'intérêt et de la solidarité de la communauté internationale vis-à-vis des populations victimes. Par ailleurs, la radio onusienne fait état de viol à Walikale de cinq jeunes garçons qui quittaient Misahu pour Mutongo, dans le groupement Ihana, par les FDLR entre le 10 et le 14 avril dernier.

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