Gabonews (Libreville)

Gabon: « Mon fils n'est pas Nigérian. Que les rumeurs cessent !», (Josephine Nkama Dabany)

Libreville — L'ex-première dame du Gabon, Josephine Nkama Dabany, de son nom d'artiste, Patience Dabany, a martelé ce mardi soir sur les antennes de la Première chaîne de Télévision nationale (RTG1) que « son fils, Ali Bongo Ondimba, actuel ministre de la Défense nationale, n'est pas Nigérian et que les rumeurs cessent», autour de sa nationalité.

Dans un entretien, Josephine Nkama Dabany a réfuté les allégations selon lesquelles son fils né le lundi 9 février 1959 à Brazzaville, avec plus de 3 kilos, portant à cette époque le nom d'Alain Bernard Bongo était d'origine biafraise.

L'ancienne épouse du président Bongo a battu en brèche, photo à l'appui, les arguments avancés par certains ayant trait à l'arrivée au Gabon de cet enfant lors de la guerre déclenchée dans l'Etat nigérian du Biafra en 1967 alors qu'« il est né avant même l'indépendance de plusieurs Etats africains en 1960 et donc sous la nationalité française y compris moi-même et mon époux».

« Mon fils, moi et mon mari qui était sous le drapeau depuis trois ans, libéré et ayant refusé de demeurer à Brazzaville, la capitale congolaise, suite à la guerre civile, arrivons à Libreville le 29 octobre 1960 », a-t-elle précisé en ajoutant qu'elle a même failli perdre sa vie et celle de son enfant, n'eut été sa connaissance des dialectes du Congo.

« La suite vous la connaissez. Albert Bernard Bongo rentre dans le cabinet du premier président de la République gabonaise, Léon Mba, avant de devenir le successeur du père de l'indépendance. Et aujourd'hui, il porte le nom d'Omar Bongo Ondimba et tandis qu'Alain se transformant à Ali Bongo Ondimba » tout en soulignant que « c'est le premier fils du président de la République ».

Visiblement irritée par les rumeurs persistantes sur la nature de la nationalité du ministre de la Défense, Madame Nkama Dabany qui a révélé avoir eu un accouchement difficile, a non seulement demandé qu'elles cessent, mais aussi a rappelé, avec force, que « je suis Batéké, Bongo est Batéké, nous ne sommes pas Nigérians ».

La sortie de Joséphine Nkama Dabany a été précédée sur la Première chaîne de télévision d'une motion de soutien à Ali Bongo Ondimba émanant de diverses couches de la population à la suite des rumeurs planant sur les origines du ministre de la Défense.

L'intéressé, lui-même, était monté au créneau, samedi dernier, devant la presse à la faveur de la Journée nationale des Forces armées, pour dénoncer la cabale dont il est victime autour de sa nationalité de la part de certaines personnes « mal intentionnées ».

Avant de donner des précisions, le Ministre avait déclaré que « Moi, je n'ai rien à prouver. Je sais qui suis-je. Je dis simplement qu'à ce niveau, la situation est quand même triste. L'insulte n'est pas faite à moi, elle est faite à mes parents car c'est grâce à eux que je suis aujourd'hui, là où je suis. C'est à eux que la question doit être posée ».

«Tout ce que je sais, c'est que je suis né à Brazzaville en 1959. Ceux qui disent ce genre de choses ne connaissent pas l'histoire. La guerre du Biafra a commencé en 1967 et moi je suis né en 1959. Quand je suis né, le Nigeria n'était même pas indépendant avant de l'être l'année suivante. Donc, quand la guerre du Biafra commence, j'avais déjà 8 ans », a expliqué Ali bongo Ondimba.

« Il y a suffisamment de Gabonais qui m'ont vu depuis même l'âge de 8 ans. Je suis né à Brazzaville et là encore, dans des conditions un peu particulières et dramatiques », avait-il rappelé.


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