Le ministre de la santé publique a lancé hier à Ngoumou, une campagne de vaccination contre ces deux maladies.
André Mama Fouda, ministre de la Santé publique, était hier à Ngoumou, département de la Mefou et Akono, pour procéder au lancement de la campagne de vaccination contre la fièvre jaune et la poliomyélite. En prélude à cet évènement, le Minsanté a rencontré les hommes de médias jeudi dernier à Yaoundé. L'objectif était de leur donner une information fiable, complète et précise sur le bien fondé de cette campagne supplémentaire.
Malgré la faiblesse de la surveillance épidémiologique, plusieurs cas de fièvre jaune ont été enregistrés au Cameroun durant les dix dernières années. Et entre 2003 et 2007, on a dénombré 12 cas avec la reprise de la surveillance. Si jusqu'ici, le Minsanté a organisé des campagnes de riposte pour faire face à la maladie, la campagne actuelle vise à prévenir la fièvre jaune par une augmentation de l'immunité collective et individuelle de la population des districts de santé à haut risque. En effet, dans le contexte où ces maladies ont quasiment disparu, un seul cas déclaré constitue une épidémie. L'objectif de cette campagne, qui s'étendra du 4 au 11 mai prochain est donc, par la stratégie du porte à porte, d'atteindre au moins 90% de la population dans les 62 districts de santé concernés. Pour André Mama Fouda, il s'agit « d'éviter la recrudescence des épidémies dans le pays».
Si la vaccination contre la polio concerne les enfants de zéro à cinq ans sur l'ensemble du territoire national, celle contre la fièvre jaune est circonscrite à huit des dix régions du pays. Au Programme élargi de vaccination, on explique ce choix par le fait que les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ne soient pas exposées à cette maladie mortelle. Par ailleurs dans les districts de santé sélectionnés, la cible est constituée de la population âgée de neuf mois et plus. Excepté les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies immunodépressives.

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