La chanteuse a offert samedi 9 mai 2009 au palais des congrès un concert de haute facture. " Bon Dieu comme cette fille chante bien ! J'étais aux anges pendant tout le concert". Propos de satisfaction de Leila Amine, spectatrice d'origine guinéenne au sortir du concert. Cette dernière, séduite par la qualité du spectacle offert par Charlotte Dipanda, en est encore sur le poids de l'émotion. "Je l'ai connu du temps où elle accompagnait au chant, ma compatriote Rokia Traoré. Certes, elle chantait déjà très bien, mais aujourd'hui, elle est devenue une femme, une vraie artiste ", affirme-t-elle.
Comme Leila, la cohue ayant fait le plein d'oeuf du palais des congrès samedi 9 mai 2009, n'est pas prête d'oublier de sitôt " la magie du spectacle " que Charlotte Dipanda leur a servie. Devant un public constitué des grands noms de la musique camerounaise, des autorités administratives, des autorités diplomatiques, des chefs d'entreprises, des étudiants et des fans, " la jolie fille Sawa " n'a pas déplu. En effet, quarante-cinq minutes ont suffi à Charlotte pour emporter les spectateurs dans un autre monde ; celui du rêve.
Dés l'annonce de son entrée sur scène, le public même sans l'avoir vu, se lève et applaudit à tout rompre. Il est vingt-deux heures. Deux minutes après, pieds nus, vêtue d'une robe de soie de couleur mauve, sourire aux lèvres, la chanteuse apparaît sur les planches. Dès son premier contact avec le micro, sa voix de velours fait de l'effet. " C'est vraiment Charlotte Dipanda ", lancent quelques spectateurs. C'est par le titre " Mbassan " que l'artiste commence son show. Mbassan qui veut dire en français tout prés de toi, " c'est l'histoire d'une rencontre.
Une rencontre aux saveurs de l'amour. Une rencontre et ses dégâts fastes. " Explique la star. La guitare solo de Julien Pestre grince, les voix d'Alima et Dorcas qui font le choeur, séduisent. Le concert prend peu à peu corps. Le public est attentif. Lorsque l'artiste entonne " Bwel ", c'est l'hystérie dans la salle. D'aucuns reconnaissent que c'est " la chanson qui passe ces derniers temps en boucle sur les chaînes de radios et de télévisions ". Parfois conteuse, Charlotte explique avant chaque chanson le contenu de celle-ci. " Bwel, c'est l'histoire d'un arbre au milieu de la forêt.
Certains le cherchent encore, alors que d'autres l'ont déjà trouvé ", raconte-t-elle. Les titres " Alawoné " et " Eyaya " provoquent l'euphorie du public. Des titres dansants dans lesquels le " mbol " et le makossa se rencontrent. Charlotte devient sensuelle en reprenant le titre éponyme de l'album : " Mispa ". Dans ce slow où elle rend hommage à " celle qui a fait de moi une femme ", Charlotte Dipanda touche la sensibilité de la foule. Certes le public ne maîtrise pas encore les paroles de la plupart de ces chansons. Mais ce qu'on aime c'est sa voix, son charme et sa sensualité, cette façon à elle de communier avec son public.
Le moment le plus mémorable de la soirée arrive à la fin du spectacle. La reprise du titre " Ndando ", en hommage au regretté Jeannot Hen's, provoque quelque chose d'inexplicable dans le public. Certains spectateurs écrasent une larme, d'autres fredonnent le refrain. " Di moyé Ndando mo nja mo' " est repris en choeur. L'émotion est forte, la nostalgie aussi. A 22 h 45, le concert prend fin. Le public qui n'a pas vu le temps passer en redemande. Le remake c'est pour une autre fois

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