Kinshasa — Outre les chinois qui ont pris à bras le corps les travaux de construction des infrastructures importantes et imposantes du pays, au travers de l'accord « gagnant-gagnant », il y a des partenaires brésiliens qui sont intéressés à investir en RD Congo, eu égard aux multiples opportunités qu'offre le sous-sol congolais. Comme par un appel de pieds, le Vice-Ministre des Mines, Victor Kasongo Shomary, a effectué une visite de travail, du 4 au 9 mai dernier, au Brésil.
Il répondait ainsi à une invitation du Premier producteur mondial du minerai de Fer, la Firme VALE dont les installations sont situées au Nord, plus précisément à Carajas, dans le Para, l'un des 27 Etats Brésiliens, à quelques 1800 km de Rio de Janeiro, la capitale. Au-delà du souci de palper du doigt les réalités brésiliennes en matière des mines, il était question pour le Vice -ministre Kasongo Shomary de jeter les bases d'un accord économiques avec ce géant minier.
C'est ainsi qu'il s'était fait accompagner d'une importante délégation composée des experts dont entre autres, l'ADT de la Gécamines, M. Edouard Mwema et le Directeur du département de Géologie de la Gécamines, M. Kaputo Kalubi, de l'Administrateur-Délégué Général de Kisenge Manganèse, M. Tshawila, du Géologue du ministère des Mines, M. Kampata et de tant d'autres représentants de la présidence de la République et de la primature. C'est avec cette équipe costaud qu'il a rencontré, le 6 mai 2009, le staff dirigeant de VALE.
Des entretiens de haut niveau s'en étaient suivis pour étudier les voies et moyens d'exploiter le sous-sol de notre pays. Selon certains Géologues congolais dans la suite du Vice-Ministre, outre le fait qu'ils ont exprimé grandement leur satisfaction d'avoir été associés à cette mission et aux discussions, ils ont souligné que l'entreprise Kisenge Manganèse semble avoir intéressé les partenaires brésiliens ; autant que la Gécamines qui devra, dès lors, revoir certains de ses partenariats afin de se défaire des contrats à faible rendement qui l'empêchent de décoller alors qu'elle a joué autrefois le rôle de poumon économique de la RDC avec une production qui avoisinait les 450.000 ton/l'an.
En gros, il ressort même que le diamant, le cuivre et l'énergie intéressent également le partenaire brésilien VALE. Quid de VALE ? La visite de la mine de cuivre concentré dont VALE a permis au vice-Ministre des Mines, et à sa délégation, de découvrir que cette entreprise brésilienne, située au coeur de la forêt Amazonienne, au même titre que la mine de Fer de Carajas, produit 480.000 ton/l'an. Quant à la mine de Fer, elle produit près de 67% du fer mondial. Selon des experts en la matière, le Brésil est le seul pays au monde, contrairement à l'Australie, à exploiter les minerais en pleine forêt. Il y a peu d'ailleurs que VALE do rio doce vient d'acquérir 50 % de part de marché dans la société Teal Mining pour l'exploitation du cuivre. Depuis peu seulement en RD Congo, cette firme vient d'ouvrir, depuis le 8 octobre 2008, des Bureaux à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga, et tout récemment encore, dans la ville de Kinshasa.
Ainsi, bien que située en pleine forêt, VALE, d'après la suite du vice-ministre, donne un bel exemple d'adéquation, d'une part, de l'exploitation minière et, de l'autre, de la protection de l'environnement.
Pour ce faire, elle a mis l'accent sur trois axes principaux : le reboisement de la forêt, l'intégration et la protection des minorités, en l'occurrence les indiens, au Brésil, et enfin, le développement des actions sociales pour les communautés locales notamment, par la construction des écoles, des hôpitaux ainsi que des centres pour la culture. Ces trois axes, faut-il le souligner, n'ont pas laissé indifférent Victor Kasongo Shomary. C'est ce qui explique qu'au terme de sa visite, il a pris la résolution de faire respecter une clause du Code minier qui fait obligation aux exploitants miniers de préserver la nature et l'environnement.
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