La section culturelle de l'ambassade d'Espagne et le chanteur sénégalais Sidy Samb organisent le premier festival afro-flamenco de Dakar. L'événement est prévu pour le 5 juin 2009 avec les chanteurs sénégalais Omar Pène, Carlou-D, le bassiste Habib Faye, le guitariste espagnol Raimundo Amador.
Le premier festival afro-flamenco aura lieu le 5 juin prochain à Dakar. Cette manifestation se déroulera à la place de l'Obélisque (Colobane) et réunira sur un même plateau des musiciens sénégalais et espagnols. Des sonorités mbalax et acoustiques seront fusionnées au flamenco, rythme traditionnel espagnol. L'événement est initié par la section culturelle de l'ambassade d'Espagne à Dakar et le chanteur sénégalais Sidy Samb qui a vécu pendant vingt-trois ans en Espagne.
Selon ses organisateurs, le festival sera une occasion de prouver que les deux cultures (sénégalaise et espagnole) ont beaucoup de points communs. Lors d'un point de presse tenu hier, le conseiller culturel de l'ambassade d'Espagne à Dakar, Ricardo Anino, s'est appesanti sur cette rencontre inédite entre deux styles, le mbalax et le flamenco, qui, d'après Sidy Samb, est encore plus proche des sonorités traditionnelles sénégalaises.
Côté sénégalais, ce sont les chanteurs Omar Pène, Sidy Samb, le rappeur Carlou D et le guitariste Cheikh Tidiane Tall qui ont été choisis pour animer la première édition du festival afro-flamenco. Cette manifestation verra aussi la participation d'autres invités sénégalais. Notamment, le bassiste du Super étoile, Habib Faye, l'ancienne membre du groupe Alif, Njaaya qui évolue maintenant en acoustique et Mame Marème Paye 'Myrma', auteur du titre Je t'aime.
Le festival permettra au guitariste espagnol Raimundo Amador, créateur du flamenco-blues, de se produire pour la première fois à Dakar. Les chanteurs hispanique Antonio Rancapino et sénégalais Cheikh Baye Fall du groupe The tranquille pirates, qui évoluent tous dans le World spanish flamenco ensemble, seront également de la partie. De même que Tomasito, présenté comme la nouvelle idole des jeunes espagnols et qui allie le flamenco au rock.
Au-delà de la fusion des sonorités espagnoles et sénégalaises, le festival vise à gommer les stéréotypes existant entre les deux peuples. Car, explique le conseiller culturel, Ricardo Anino, 'des deux côtés, chaque peuple s'est fait une image de l'autre'. Le Sénégal est souvent vu comme un pays pauvre, d'où les jeunes prennent d'assaut les pirogues de fortune pour l'Espagne, considéré comme l'Eldorado. Afin de montrer le vrai visage et les images réelles des deux côtés, des journalistes espagnols seront invités à ce festival.

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