« Il faut consolider la paix, en mettant fin à l'exportation illégale des ressources naturelles de la République démocratique du Congo avec lesquelles les groupes armés s'approvisionnent en armes ».
C'est en ces termes sans équivoques que le Président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a plaidé auprès de la délégation du Conseil de sécurité des Nations unies. Conduite par l'ambassadeur français Jean Maurice Ripert, la délégation a été reçue en audience hier matin par le Bureau de la Chambre haute au grand complet. A cette occasion, Léon Kengo a, après avoir souhaité la bienvenue aux diplomates onusiens, évoqué la situation sécuritaire qui prévaut à l'Est du pays. Il a indiqué que les problèmes de l'Est ne sont pas encore totalement réglés. Le Président du Sénat a souligné le fait qu'il y a encore résurgence de l'insécurité et que les opérations militaires conjointes RDC-Rwanda et RDC-Ouganda, ont produit quelques succès qui restent encore à consolider. En attendant, a poursuivi Léon Kengo, il y a pour le moment plus de 250.000 déplacés et réfugiés dans la région.
Pour une armée républicaine Parlant de l'armée, le numéro un de la Chambre haute a lancé un vibrant appel à la délégation du Conseil, et par ricochet à l'Organisation des Nations Unies toute entière, à aider la République démocratique du Congo à se doter d'une armée véritablement républicaine. « Malgré le brassage, il est grand temps que l'ONU puisse aider la RDC à mettre sur pieds une armée républicaine mieux payée », a plaidé Léon Kengo wa Dodo. Signalons qu'une fois terminé son mot de bienvenue, le Président du Sénat et tout son Bureau ont eu une séance de travail à huit clos avec la délégation du Conseil. Sortant de cette réunion, le chef de la délégation ne s'est pas prêté aux questions des journalistes présents sur les lieux, promettant de tout livrer lors du point de presse prévu à la Monuc.
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