Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Initiative du Bassin du Nil - Les pays membres tiennent au renforcement des accords

Kinshasa — Les ministres en charge des Eaux des pays membres de l'Initiative du Bassin du Nil (IBN) ont participé hier jeudi 21 mai dans la capitale congolaise, à une réunion extraordinaire de cette organisation régionale. Organisés du jeudi 21 au vendredi 22 mai, les travaux de Kinshasa ont pour objectifs notamment de finaliser et renforcer les accords signés entre les pays membres de l'Initiative du Bassin du Nil.

Pour le ministre congolais en charge de l'Environnement, José Endundu, cette 13ème réunion du Conseil des ministres des Grands Lacs équatoriaux du Nil est une opportunité offerte aux pays membres de s'arrêter pendant un temps et de dresser le bilan de leurs activités afin d'évaluer leur état d'avancement par rapport aux objectifs assignés et définir les nouvelles stratégies pour affronter l'avenir.

Pour lui, les présentes assises se tiennent à une période délicate et cruciale de l'existence de IBN. Car cette période est caractérisée notamment par «la clôture imminente d'un bon nombre de projets ou composantes de projets mis en oeuvre dans le cadre du programme de la vision partagée, la recherche des financements pour les projets d'investissement élaborés dans le cadre des programmes d'action subsidiaire du Nil Oriental et des Lacs Equatoriaux du Nil, le démarrage imminent du projet de renforcement institutionnel, la finalisation, l'adoption et la signature du cadre de Coopération du Nil «, a-t-il déclaré.

Et ce, avant de rappeler aux participants que les questions à aborder au cours de ces travaux sont d'une importance capitale pour l'avenir de l'Organisation. En effet, les résultats des assises de Kinshasa sont très attendus aussi bien pour le bien-être des populations des pays membres des Grands Lacs Equatoriaux du Nil, que pour le développement harmonieux de l'ensemble des Etats membres du Bassin du Nil.

Créée le 22 février 1999 à Dar Es-Salam, l'Initiative du Bassin du Nil totalise déjà dix ans d'existence. Elle a réalisé des progrès sensibles avec l'aide et l'appui des partenaires au développement. Et cela notamment dans les domaines de la gestion des ressources environnementales transfrontalières, la formation et les études en matière de gestion intégrée des ressources en eau, l'utilisation efficiente de l'eau pour la production agricole, les échanges en matière d'énergie hydroélectrique, la planification et la gestion des ressources en eau. Sans oublier les analyses socioéconomiques et partage des bénéfices, la promotion de la confiance et l'implication des parties prenantes ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles.

Bien que l'Organisation régionale ait déjà «effectué plusieurs réalisations «, José Endundo reconnaît que beaucoup de défis restent encore à relever. Il s'agit notamment des effets du changement climatique et du réchauffement de la terre. Les conséquences de ces changements dont les effets se font déjà sentir dans les pays des Grands Lacs Equatoriaux par la perturbation des saisons culturales, la diminution des précipitations et du niveau des cours d'eau ainsi que des lacs. Ces perturbations entraîneront inéluctablement des conséquences incalculables sur les ressources en eau de la Région du Bassin du Nil.

Face à ce danger imminent, l'Organisation a tout intérêt de mettre les bouchées doubles pour prendre un certain nombre de dispositions et de mesures susceptibles d'atténuer ces conséquences du changement climatique par le biais de la gestion durable des ressources en eau, la préservation et la protection de son environnement et la régénération de ses ressources forestières. La réunion du Conseil des ministres de IBN a été précédée par les travaux des experts membres du Comité technique consultatif, coordonnateurs des projets régionaux et leurs collaborateurs.


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