Freddy Monsa Iyaka Duku
22 Mai 2009
Kinshasa — Après le Canada, le Mexique et l'Europe, le président des Etats-Unis, Barack Obama, est attendu en Afrique. Dans son premier voyage dans le continent de ses ancêtres, Barack Obama a choisi le Ghana alors qu'on l'attendait logiquement au Kenya. Pas du tout le fait du hasard. Un message fort pour une vraie révolution de mentalités. Qu'il est avant tout américain, président des Etats-Unis qui seront aux côtés des nations qui cherchent la prospérité, la paix et la dignité. Le Ghana est aujourd'hui un bel exemple.
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, est attendu le 10 juillet au Ghana. Il effectue ainsi son premier voyage en Afrique depuis son élection à la présidence des Etats-Unis. Il est vrai qu'une bonne partie de l'Afrique croyait que le président américain se rendrait en premier lieu au Kenya, son pays d'origine, de par son père et où vit encore sa grand'mère, non loin de Nairobi. Mais Barack Obama a choisi de se rendre au Ghana.
Ou disons tout simplement que le Gouvernement des Etats-Unis a décidé que le chef de l'Exécutif américain devrait se rendre en priorité au Ghana, en ce qui concerne le continent africain. Les raisons ont été immédiatement expliquées.
En effet, le Ghana fait aujourd'hui figure d'école en Afrique en matière de stabilité politique des institutions, d'alternance réussie du pouvoir, confirmant ainsi la bonne évolution du processus démocratique, et enfin une économie dynamique avec un taux de croissance constant. Le Ghana est donc un modèle de réussite à telle enseigne que sur le plan de la morale, il ne figure pas dans le box des pays dont les dirigeants se manifestent par un comportement pervers.
LE DISCOURS DU 20 JANVIER 2009
Le choix du Ghana apporte une preuve de plus que Barack Obama demeure dans la ligne droite de son discours d'investiture du 20 janvier 2009. Un discours qui prône le changement et une vraie révolution de mentalités.
Au plan interne, il abat un travail gigantesque pour réconcilier les Américains avec eux-mêmes. Au niveau extérieur, sa nouvelle voie est fondée sur le respect réciproque et l'intérêt mutuel. « Nous tendrons la main à tous ceux qui, pour peu, vous desserriez le poing ». Message adressé aux extrémistes musulmans, à l'Iran, aux Taliban et autres nationalistes sud-américains.
Quant à l'Afrique, son message a été clair : « Ceux qui veulent prendre le pouvoir par la corruption et la répression de la dissidence sont du mauvais côté de l'Histoire ». La nomination de Johnnie Carson, autrefois ambassadeur des Etats-Unis en Ouganda et au Kenya, en qualité de secrétaire d'Etat adjoint américain chargé des Affaires africaines s'inscrit dans ce contexte.
TREVE D'ILLUSION
En se rendant au Ghana, pour les efforts accomplis sur le plan démocratique, Barack Obama a donné un signal fort à tous les autres dirigeants africains qui veulent se maintenir du mauvais côté de l' Histoire. Il apporte également un réconfort moral au Ghana pour des progrès sur le plan économique réalisés dans ce pays. « Peuples des nations pauvres, sachez que nous nous engageons à vous aider pour que vos fermes prospèrent et que coulent des eaux pures, pour que les corps qui ont faim et les esprits affamés soient également nourris », disait Obama le 20 janvier 2009. Il sera au Ghana où les fermes prospèrent déjà et que coulent des eaux pures. Il n'hésitera pas à se rendre dans d'autres pays africains qui se seront engagés dans la voie du progrès et de la dignité.
Pourquoi pas le Kenya en priorité ? Certes, ses origines, de par son père, se trouvent dans ce pays. Nombreux ceux qui avaient souhaité qu'en venant en Afrique, Barack Obama commence par visiter le Kenya. D'où cette déception qui se lit sur les visages des Kenyans alors que les Ghanéens jubilent. Ceux qui continuent à réfléchir dans cette direction, risquent de se tromper toujours. Barack Obama est un Américain, voté par des Américains pour être président des Etats-Unis. Il oeuvrera en priorité pour les intérêts des Etats-Unis et du peuple américain. Le reste après.
Certes, les Etats-Unis ont besoin de l'Afrique, à l'instar d'autres continents, pour construire ensemble un monde nouveau. Mais pas tous les pays africains. Seuls ceux qui s'inspireront du bel exemple ghanéen pour ne pas être du mauvais côté de l'Histoire peuvent prétendre avoir droit à certaines « grandes visites historiques d'Etat ». Qu'en pensent alors les dirigeants de la République démocratique du Congo ? Trêve d'illusion. L'essentiel consiste à bien analyser ce signal fort du président des Etats-Unis au Ghana en vue de mieux percevoir les signes avant-coureurs de grands changements à travers le monde afin d'éviter d'être abandonné sur le parcours du progrès.
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As a Ghanaian and an African I deem it a great pride bestowed upon us by Barack Obama to visit Ghana as the first destination which forms part of his Africa trip. I agree with the article that with the strong credentials that the country has gained for herself, it is understandable that Obama chose Ghana as his first destination trip. But I also want to see that there is some form of interest in that decision. Ghana in 2007 discovered significant oil reserves. Wouldn't that also count? Your guess is as good as mine. Denis Vulor rexode2002@yahoo.fr
Bravo aux ghanéens pour avoir réussi avec intelligence et maturité la bonne gouvernance de leur pays et l'assimilation des règles démocratiques indispensables à tout pays qui se construit un avenir meilleur .
Ce n'est,hélas, pas demain que Barack Obama fera l'honneur aux malgaches de visiter Madagascar où un coup d'Etat (changement de régime anti-constitutionnel) a eu lieu le 17 mars 2009 dernier .
Madagascar , par ce coup d'Etat , a reculé dans son développement vers des ténèbres insondables sous la menace de militaires mutins qui ont aidé à asseoir le putschiste avec la bénédiction de la françafrique .Tous les jours :arrestations arbitraires , emprisonnements , menaces d'une population civile sous pression . Censure, dissolution du parlement, la liste de la restriction des libertés fondamentales ne cesse de s'allonger .
Madagascar , malgré son pétrole dont Total s'est accaparé , est redevenu une république bananière conduite par un disc-jockey.
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