« Tic et genre », c'est le thème de la 5e édition de la Semaine nationale de l'Internet et des technologies de l'information et de la communication (SNI), qui se tient du 22 au 30 mai 2009. La cérémonie officielle d'ouverture a eu lieu, le vendredi 22 mai dernier, à Ouagadougou, en présence du Premier ministre, Tertius Zongo.
Technologies de l'information et de la communication(TIC) oblige, la cérémonie officielle d'ouverture de la 5e Semaine nationale de l'Internet et des TIC (SNI), le vendredi 22 mai dernier, a été ponctuée d'une intervention enregistrée sur support DVD et diffusée à l'assistance dans la salle des banquets de Ouaga 2000. Il s'agit du message d'Hamadoun Touré, Secrétaire Général (SG) de l'Union internationale des télécommunications(UIT). Le SG de l'UIT a souligné la progression importante de la téléphonie mobile ces dernières années en Afrique avec notamment le Burkina qui est passé de 14 % à 28% en 2008. Pour Hamadoun Touré, cette tendance laisse augurer une avancée dans le développement des TIC sur le continent.
Le thème retenu pour cette 5e édition qui se déroule du 22 au 30 mai 2009 et placée sous le haut patronage du Premier ministre, Tertius Zongo, est « Tic et genre ». Au dire du ministre des Postes et des TIC (MPTIC), Noël Kaboré, le choix de ce thème répond à la volonté d'interpeller tous les acteurs, hommes comme femmes, à se mobiliser et à lutter contre la discrimination de sexes constatée au niveau de l'accès aux TIC : « Les débats et échanges au cours de la semaine permettront de sensibiliser les femmes sur l'usage des TIC en démystifiant ces outils aux yeux de la gent féminine qui, par ignorance, peut en être rebutée.
Sur la formation à l'informatique de 10 000 personnes dans les principaux centres urbains du Burkina, un taux de 52% de femmes est visé ». Un plaidoyer en faveur de la facilitation de l'accès des femmes aux TIC a été justement fait par Priscille Zongo, épouse du Premier ministre, représentant la marraine de la SNI 2009, Chantal Compaoré. Se fondant sur une étude sur l'égalité d'accès aux TIC, dans son allocution prononcée au nom de la première dame, elle a relevé que les femmes ont une chance sur trois en moins que les hommes d'accéder à l'internet.
Selon la ministre de la Promotion de la femme (MPF), Céline Yoda, il y a une précision à faire quant à la thématique de cette 5e édition : « La question du genre ne concerne pas seulement les femmes. Elle prend en compte l'analyse de toutes les inégalités dont les plus criardes concernent malheureusement les femmes. De nos jours, les plus grandes formes d'inégalité existantes sont celles séparant les hommes et les femmes. C'est pour cela que lorsqu'on parle de genre, on pense premièrement aux femmes ».
A l'en croire, pour réduire la fracture numérique, l'accent doit être mis sur l'alphabétisation et l'éducation des filles avec l'introduction de l'apprentissage de ces technologies dès l'école primaire. Le samedi 23 mai a vu le lancement de la campagne d'initiation à l'internet à Nomgana dans la commune de Loumbila. Avec pour marraine, le ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (MEBA), Odile Bonkoungou, cette campagne se déroulera du 23 au 30 mai 2009 dans 31 villes du pays ayant la connexion internet. Les 16 centres d'appui au désenclavement numérique (ADEN), seront mis à contribution sur l'étendue du territoire.
Le projet ADEN initié par l'ambassade française des affaires étrangères d'un apport indispensable pour les centres, doit pourtant prendre fin dans quelques mois. D'où le vibrant appel lancé par le président des centres ADEN, Issaka Luc Kourouma, pour la mise en place d'une stratégie pour garantir leur pérennisation après l'extinction du projet. Pour lui, en permettant à 5400 personnes par mois d'avoir accès à l'outil informatique, les centres ADEN constituent le jardin d'Eden des TIC au Burkina.

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