Kinshasa — Le passage au Congo de M. Dominique Strauss-Khan, Directeur Général du FMI, n'aura rien apporté à notre pays en dépit des efforts fournis par Joseph Kabila et Adolphe Muzito.
Cette institution conditionne la conclusion d'un nouveau programme au réajustement des contrats chinois. Ceux-ci sont considérés, aux dires du patron du FMI, comme un endettement supplémentaire alors que tout est mis en oeuvre pour aider la RDC à atteindre le point d'Achèvement afin de bénéficier de l'allègement de sa dette extérieure. Du côté Gouvernement, par contre, le Premier ministre, Adolphe Muzito, s'empresse de rassurer ses partenaires en leur disant que des discussions sont en cours avec la partie chinoise.
Les deux parties, a-t-il dit, étudient des voies et moyens pouvant permettre d'apporter des correctifs auxdits contrats. Toutefois, Muzito n'est pas allé par le dos de la cuillère pour solliciter de ses partenaires que soit conclu un nouveau programme avant les études de faisabilité. Le FMI accédera-t-il à cette demande ? Faut-il renoncer aux contrats chinois et accepter l'allègement de la dette extérieure ou faire l'inverse ? La question tient le Gouvernement congolais comme la corde au cou d'un pendu. M. Dominique Strauss-Khan, Directeur Général du Fonds monétaire international, ne l'a pas non plus éludé, hier lundi 25 mai 2009, au Grand Hôtel Kinshasa alors qu'il clôturait sa visite en République Démocratique du Congo par une conférence de presse.
Devant les professionnels des médias tant nationaux qu'internationaux, le patron du FMI a réitéré, une fois de plus, la position de son institution ; celle de pousser le Gouvernement congolais à procéder au réajustement des contrats chinois avant de prétendre à toute conclusion du nouveau programme avec le FMI. « L'examen d'un nouveau programme par le Conseil d'administration du FMI passe, en effet, par une solution satisfaisante apportée à l'accord sino-congolais et par l'accord de financement du Club de Paris, a-t-il déclaré ; indiquant par la même occasion que le FMI soutient les efforts de la RDC visant à accéder à la réduction de dette dont elle a tant besoin et aux investissements dans les infrastructures et le secteur minier ».
Ce sont là les points de discussion entre Dominique Strauss-Khan et l'ensemble de la classe politique dont le Président de la République, Joseph Kabila, le Premier ministre Adolphe Muzito et son équipe composée des ministres des Finances et celui du Budget ainsi que les membres de la Commission Economique et Financière de l'Assemblée Nationale et du Sénat. En cause, trois aspects majeurs liés aux garanties.
A savoir si le financement chinois n'est pas considéré comme un nouvel endettement ; et quel partenaire serait garant de cet investissement alors qu'il y a 300 millions de dollars chinois déjà perçus et, enfin, quelles quantités exactes de minerais les chinois devront-ils sortir de la RDC. D'où vient, pour le FMI, que les études de faisabilité devront techniquement traitées de cette question.
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