Cameroun: Jean Ernest Ngalle Bibehe - "Nous avons lancé un recrutement de 200 employés"

interview

Le Dg de la Socatur explique les incidences de l'acquisition de 65 nouveaux bus par son entreprise.

Comment comptez-vous desservir la ville de Douala avec les 65 nouveaux autobus que votre entreprise vient de réceptionner, lorsqu'on sait que la ville de Douala, notamment les axes routiers, sont en pleine réhabilitation ?

Douala est effectivement en chantier, c'est pourquoi nous avons attendu que l'état d'avancement des travaux de la voirie urbaine évolue considérablement pour envisager de mettre les bus en circulation. D'ici le 1er juin, les premiers autobus seront déjà en circulation. D'ici cette date, une bonne partie de la voirie urbaine sera déjà réhabilitée. Il y aura de nouvelles lignes. La stratégie actuelle est de renforcer les lignes existantes. Il n'est pas question pour nous de sortir du réseau routier. La seconde préoccupation est de créer de nouvelles lignes. Par exemple, à l'orée du 1er juin, nous allons passer de 9 lignes à 15 lignes. Cela fera une moyenne de 6 autobus par ligne. D'autre part, chaque fois que nous achetons un autobus, c'est 6 à 7 personnes qui sont recrutées. Nous venons à cet effet de lancer un programme de recrutement de 200 employés.

Vous annoncez 3500 emplois à la Socatur d'ici 2010. Comment comptez-vous les gérer tous, étant donné que certains agents prétendent avoir des arriérés de plus de 4 mois de salaire ?

Je ne sais pas de qui vous tenez cette information. Mais vous pouvez vous renseigner auprès des employés, ils sont tous affiliés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Sauf les temporaires. C'est comme dans toute entreprise. Mais une fois que vous êtes titularisés, vous êtes affilié. Donc il n'y a pas de problème de Cnps pour le personnel de la Socatur. Je voudrais le dire fort. Deuxièmement, je n'éprouve pas de honte à dire que mon personnel a des arriérés de salaire. Ils ont trois ou trois mois et demi d'arriérés de salaire.

Cette situation découle de quel problème ?

Cela a un rapport avec 2006. Vous savez que durant cette année, nous avons eu une grève. Tout simplement parce que nous avons arrêté nos activités sur le pont du Wouri, de manière prématurée, et les investissements que nous avons réalisés n'ont pas pu être rentabilisés. Et si vous avez un matériel que vous achetez et que vous n'exploitez pas, cela crée forcément un manque à gagner dans la trésorerie. Ce qui a entraîné des tensions, qui ont même conduit à une grève de notre personnel. Mais aujourd'hui, je pense que nous sommes dans une logique dynamique où, dans les tout prochains jours, soit en début de cette semaine, ce problème va être complètement réglé.

Quelle politique avez-vous mis sur pied en ce qui concerne la concurrence des cargos, des taxis et des mototaxis ?

La ville de Douala s'étend de plus en plus et est donc ouverte à tous les modes de transport. Par ailleurs, une entreprise est obligée d'apprécier la concurrence, étant donné qu'elle est émulative. Si un entrepreneur se retrouve à exploiter seul un secteur d'activité, à la limite, vous ne vous remettez pas en cause. Le simple fait que vous ayez la concurrence des conducteurs de moto et des taxis vous donne un peu de force. Donc, contrairement à ce qu'on peut imaginer, il y a de la place pour tout le monde. Il faut simplement organiser le secteur et je pense que le gouvernement a pris des mesures qui s'imposent.

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