Le Phare (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Le ministère veut accélérer le processus REDD

Un atelier sur la politique de la réduction des émissions issues de la déforestation, de la dégradation des forêts, de la conservation et de la gestion durable des forêts ainsi que de l'accroissement des stocks de carbone forestier a démarré hier à l'hôtel Faden House. Dans son mot d'ouverture de cet atelier, le ministre de l'Environnement, conservation de la nature et tourisme a commencé par rappeler que les questions de changements climatiques constituent aujourd'hui une priorité sociale et économique qui nécessite plus que jamais l'attention de la communauté internationale et de tous.

José Endundo a indiqué que le consensus sur le mécanisme de rémunération de l'approche de Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD) était loin d'être atteint. Beaucoup de questions techniques, a-t-il dit, sont encore en suspens, notamment les questions d'évaluation et de suivi de la dégradation des forêts, de l'approche nationale et sub-nationale, ainsi que des déplacements des émissions.

Pour le ministre de l'Environnement, la rencontre de Kinshasa est l'occasion de baliser le chemin pour des avancées certaines et de réfléchir sur les prochaines échéances du processus Redd. A cet effet, il a recommandé aux participants d'axer leurs travaux sur le Draft du texte du président du groupe spécial sur la coopération à long terme. Tout en reconnaissant l'importance de ce document, le ministre de l'Environnement a attiré l'attention des participants sur le fait que les forêts tropicales de trois blocs forestiers (Amérique latine, Afrique et Asie) rendent des services environnementaux énormes à la planète entière. « Mais, ces forêts sont d'abord, a-t-il souligné, des propriétés de nos Etats souverains qui devraient avant tout les utiliser comme des ressources économiques devant profiter à notre génération et à celle à venir ».

Cependant, le système financier qui va permettre de compenser la Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts dans le cadre des futures règles sur le climat devra avant tout, a-t-il déclaré, tenir compte, non seulement des stocks de carbone contenus dans nos puits forestiers, mais aussi des avantages que nos forêts naturelles sur pied présentent pour le fonctionnement des écosystèmes et la société. Estimant que le système financier en voie d'être conçu risque de profiter plus aux moins vertueux qui n'ont pas préservé leurs forêts plutôt qu'à ceux qui protègent depuis longtemps déjà leur patrimoine forestier, le ministre en a appelé à une solution juste et adéquate permettant de récupérer équitablement les efforts de toutes les parties.


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