Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: La RDC s'engage dans la diversification de sa coopération avec ses partenaires

Kinshasa — Il faut bien suivre et comprendre ce qui se passe, depuis quelques temps, au niveau de la coopération bilatérale que la RDC développe avec ses partenaires, aussi bien au plan international que régional. Pour le pays, le credo à l'ordre du jour, c'est la diversification tous azimuts de sa coopération. De bonnes nouvelles, c'est ce qui caractérise, ces derniers temps, le parcours de la coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et les pays qui forment jusque-là le paquet de ses partenaires traditionnels. A ceux-ci sont en train de s'ajouter d'autres qui nourrissent les mêmes ambitions de voir les échanges naissants prendre au fur et à mesure de l'espace. Du côté de nos « vieux partenaires », on constate naturellement de nouveaux frémissements. Signe que les jours à venir s'annoncent riches en actions de grande envergure.

LA CHINE, UN GRAND AMI DE LA RDC

Kinshasa a pris la résolution d'allonger la liste de ses partenaires et d'étendre sa coopération à d'autres domaines non concernés jusque-là surtout qu'ils recèlent, eux aussi, d'intéressantes opportunités. C'est dans le cadre de la mise en oeuvre de cette politique que le ministre de la Coopération internationale et régionale a, depuis, embouché la trompette de la diversification d'une coopération qui, assurément, a de beaux jours devant elle.

En observant la manière dont les choses sont pilotées au niveau de la diplomatie congolaise où l'on s'est mis à traduire dans les actes la nouvelle orientation tracée par le chef de l'Etat, il est tout à fait normal que les résultats n'aient pas attendu longtemps pour pouvoir se manifester. Là où il faut des coups de pédales, nécessaires pour booster cette coopération, on en donne en tenant, avant tout, compte des objectifs à atteindre et de l'intérêt des populations congolaises et du pays. Dans un partenariat où il est fait un point d'honneur au concept « gagnant-gagnant ».

Pour preuve, des repères qui en disent long. Au nombre desquels celui-ci : le mois de mai a été d'une fébrilité débordante, cela va de soi, entre la République populaire de Chine et la République démocratique du Congo. On rappelle que le 27 et le 28 mai 2009, les délégations de deux pays, conduites respectivement par le ministre de la Coopération internationale et régionale, M. Raymond Tshibanda N'tungamulongo côté congolais, et le vice-ministre du Commerce Zhong Shan, côté chinois, se sont retrouvés au Grand Hôtel Kinshasa. A l'agenda, les travaux de la 8ème session de la Grande commission mixte RDC-Chine avec comme point d'orgue la signature d'un protocole de coopération économique et technique.

Cette session, organisée dans les règles de l'art, a le mérite d'avoir donné un plus à la coopération technique et économique entre les deux pays. Les deux chefs de délégation l'ont souligné à tour de rôle. Le ministre de la Coopération internationale et régionale, lui, l'a mis en évidence en deux temps : au moment de l'ouverture de ces travaux et de leur clôture. « Au moment où s'ouvrait la session de la Grande Commission mixte RDC-Chine, a-t-il dit, nous avions une obligation de parole, car il nous fallait fixer les repères devant guider les travaux de nos experts. Au moment de la clôture, nous avons plutôt une obligation d'action », a-t-il spécifié, non sans avoir dit quelques mots.

UN DEFI TITANESQUE

« Le premier mot, a-t-il indiqué, c'est un mot de remerciement ». Remerciement à l'endroit du vice-ministre chinois et de sa délégation « pour avoir honoré » les Congolais de leur visite et « pour avoir prouvé une fois encore que la Chine est réellement un ami de la République démocratique du Congo ». Remerciement aussi à l'endroit de tous les experts de deux délégations « pour la qualité du travail abattu, travail de titan, travail fait pendant une période très courte, mais qui établit de manière très claire que, de part et d'autre, il y a clarté dans la perception des objectifs, et a la maîtrise des dossiers ».

Une session comme celle qui vient de se tenir entre les deux pays est « un moment d'évaluation » de l'état de la coopération entre nos deux pays, a affirmé le ministre Raymond Tshibanda. Et de noter : « Nous avons parlé des échanges commerciaux, de la coopération économique et technique en constatant en passant qu'elle se déroule dans les secteurs qui tiennent le plus au peuple congolais et à son gouvernement. Nous avons parlé des investissements ». Résultat de cette évaluation : la coopération entre la Chine et la RDC se porte bien. Une session comme celle-là, c'est aussi un moment de balisage de l'avenir et de programmation des actions que les deux pays entendent mener en commun. « Ce balisage et cette programmation, a indiqué le ministre congolais, se font en fonction des objectifs qu'on veut atteindre suivant les défis que l'on est appelé à relever. Ces objectifs pour la RDC sont la réduction de la pauvreté et la reconstruction de notre pays».

Le défi est titanesque car, a-t-il expliqué, nous devons tout reconstruire, dans tous les secteurs. Cela demande beaucoup de ressources et de volonté. Dans tous les cas, ce qui réconforte les uns et les autres et qui les réarme encore davantage, c'est le fait que cette session se soit terminée sur un consensus. « Un consensus qui exprime une conviction et une volonté ; celle de faire mieux, de faire plus et de faire plus vite », a constaté Raymond Tshibanda. Il s'est réjoui de la perspective « d'avoir dans les semaines et les mois à venir l'occasion (pour les deux pays) de revisiter les conclusions de nos travaux pour nous assurer que nous évoluons dans la bonne direction, que nous tenons le pari que nous nous sommes lancé : celui de faire mieux, de faire plus et de faire plus vite ».


Copyright © 2009 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire — ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 130 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations d' AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

Comments Post a comment