Cameroun: Cinéma Abbia - La colère de Victor Fotso

L'homme d'affaires a constaté hier qu'une partie de la salle qu'il veut rouvrir est en chantier au profit d'une banque. Le Cinéma théâtre Abbia de Yaoundé s'offre une nouvelle peinture depuis quelques jours. Un signe des temps qui vient confirmer l'indiscrétion selon laquelle cette salle nuitamment fermée le 10 janvier dernier du fait des arriérés de loyer estimés à 27.000.000 Fcfa que devait lui verser la société Ciné News Distribution, le gérant des différentes salles de cinéma du Cameroun, va bientôt rouvrir. Mais, bien malheureux est celui des responsables du groupe ou des fils Fotso qui était à côté de Victor Fotso hier matin devant le bâtiment qui abrite cette salle en chantier. Le président du groupe Fotso, accompagné d'une escouade de garde-du-corps, a demandé aux maçons qui effectuaient les travaux d'aménagement dans son bâtiment de tout arrêter.

En fait, les travaux d'aménagement initiés par le Crédit communautaire d'Afrique (Cca) sis tout à côté, consistaient à agrandir l'espace de cette micro finance. Les dits travaux ont permis de monter à ce jour un mur en béton de plus de 15 m de haut et couvrant toute la largeur de la salle du cinéma théâtre Abbia. Ce qui a entraîné la réduction de moitié du plateau de spectacle, la disparition des loges des artistes. Le magnat de l'industrie camerounaise s'est alors étonné que ces travaux touchent la salle que son fils aîné, Roger Fotso, qui vivait aux Etats-Unis veut rouvrir (pendant que Georges Fotso veut réactiver le cinéma le Wouri). En fait, selon l'un des avocats de Cca, "Victor Fotso a vendu à Cca en début d'année un espace de 200 m2. D'ailleurs, c'est lui qui a signé l'acte de vente. Mais, il ne savait pas que cet espace allait concerner la salle de cinéma".

Entente

Le même avocat, qui est entré dans les confidences de Victor Fotso très en colère, indique que ce dernier a décidé de remettre en cause cette transaction. Le maire de Bandjoun s'est alors mis au téléphone pour appeler tout ce qu'il compte comme dignitaires et autorités administratives tel que le préfet du Mfoundi afin de lui venir au secours car, "c'est ma mort qu'on veut seulement", a-t-il lancé. Pendant plus de deux heures, il a tenu une séance de travail avec ses fils et responsables du groupe dans l'un des bureaux du bâtiment. Il en ressort, selon l'un de ses avocats, qu'il a "prescrit une entente entre les deux parties dans les 48h. Sinon, il remet en cause la vente". Or, selon le plan du bâtiment qui accompagne l'acte de vente signé le 19 mars 2009 et enregistré chez le notaire Me Meku Brigitte, notaire à Yaoundé, le président directeur général de Cca, Albert Nkemla a respecté le contrat.

"On ne comprend pas pourquoi Victor Fotso veut revenir sur un acte qu'il a lui-même signé, de sa propre main", s'étonne l'avocat de Cca. Les avocats des deux parties, présent au lieu du conflit, ont décidé de se rapprocher afin de trouver une solution à l'amiable. Pour reprendre un badaud à l'endroit de Victor Fotso, "l'on ne peut pas se prévaloir de sa propre turpitude". Quant à l'affaire Fotso Victor contre la société Ciné News Distribution, elle passe devant le juge des délibérés du tribunal de grande instance de Douala ce matin. Le représentant légal de Ciné News Distribution Frédéric Massin, avait attaqué l'homme d'affaires, propriétaire des salles de cinéma qu'il gérait (Abbia à Yaoundé, Wouri à Douala et Empire à Bafoussam) de voie de fait. Car, selon lui, Fotso Victor n'avait pas respecté la loi en faisant sceller lesdites salles.

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