Christine Boutin, ministre française du Logement et de la Ville, était récemment à Zarzis. Elle y participait à la 6e rencontre des «Femmes de Méditerranée». Christine Boutin, membre du conseil exécutif de l'UMP, députée des Yvelines, est également l'auteur de plusieurs livres dont le dernier paru : «Je ne suis pas celle que vous croyez». Pour la première fois à Zarzis - et en Tunisie - elle s'avoue séduite et nous confie ses impressions.
«Je dois vous dire que je suis en train de tomber amoureuse de votre pays. Ce qui me frappe, c'est surtout la gentillesse, le calme et l'extrême délicatesse des gens. J'ai rencontré de façon informelle des femmes tunisiennes et françaises toutes dans un discours très libre. Il y avait, à Zarzis, un panel superbe du monde politique, économique, juridique, de jeunes et de moins jeunes, des sensibilités de droite et de gauche.
Nous avons évoqué la problématique de la femme méditerranéenne face à la crise. Et je me suis retrouvée, au pied levé, à présider cette réunion. Ce qui, je dois le dire, a été extrêmement enrichissant pour moi. Nous avons vu que nous avions une vision commune des femmes de part et d'autre de la Méditerranée, mais aussi une spécificité. Et nous en avions conclu que, dans le cadre de cette crise - structuelle et non conjoncturelle -, la spécificité des femmes devait leur permettre de créer un nouveau modèle de société.
Un modèle qui reposerait sur des valeurs de solidarité, d'humanité, sur la capacité d'adaptation, le sens du concret - valeurs très fortes par rapport à un monde devenu fou à force de jouer avec la réalité. La crise d'aujourd'hui est une crise d'hommes. Les femmes doivent prendre toute la place pour reconstruire un monde nouveau. C'est avec une belle unité que toutes les femmes de Zarzis sont tombées d'accord sur ce constat».

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