C'est en présence du corps diplomatique accrédité en République démocratique du Congo et de quelques ministres de son équipe que le Premier ministre a lancé, mardi dans son cabinet, le « Plan de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés ».
Objectif : stabiliser l'Est du Congo en améliorant l'environnement sécuritaire, restaurer l'autorité de l'Etat dans les zones autrefois contrôlées par les groupes armés, faciliter le retour et la réintégration des personnes déplacées et réfugiées, enfin d'accélérer la relance des activités économiques.
La période d'exécution de ce plan voulu d'urgence est de 6 mois, soit de juin à décembre 2009. Le plan est construit sur base des initiatives et interventions en cours sur le terrain. Il s'agit particulièrement du plan de stabilisation initié en 2008 avec l'appui de la Monuc pour les provinces du Kivu, du programme Amani et des initiatives similaires appuyées par les partenaires au développement (Allemagne, DFID, PNUD, etc). Le plan comprend trois composantes : sécuritaire, humanitaire et sociale ainsi que la relance économique. A leur tour, ces composantes veilleront au maintien et à la consolidation de la sécurité, à la lutte contre l'exploitation illégale des ressources naturelles et à l'harmonisation des relations économiques transfrontalières dans le cadre des circuits formels et contrôlés. Quant au champ d'application, le plan couvre les districts du Haut et du Bas Uélé, Ituri pour la Province Orientale, le Nord et le Sud Kivu, le Maniema et le Tanganyika (Katanga).
En ce qui concerne la coordination, le plan de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés sera placé sous l'autorité du Président de la République, tandis que son comité de pilotage qui sera présidé par le Premier ministre aura en son sein des Vice-premiers ministres, des ministres de la Défense, de l'Intérieur, du Plan, de la Justice, des Finances, de la Coopération internationale et régionale, le coordonnateur du programme et les représentants des partenaires bi et multilatéraux. Approché par la presse, le patron de la Monuc a fait savoir que l'accompagnement de la communauté internationale était acquis. Et qu'il ne reste qu'à créer un fonds spécial pour aider le gouvernement à réaliser son plan. Alan Doss a aussi précisé que ce programme de stabilisation et de reconstruction concerne l'ensemble du territoire national, même si un accent particulier est mis sur la partie Est pour des raisons qui n'échappent à personne.

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