La plénière de vendredi 12 juin 2009 à l'Assemblée nationale était exclusivement consacrée à la réplique des membres du gouvernement aux députés, en marge des questions orales avec débat.
On a vu ainsi repasser à la « barre » les ministres de la Défense nationale, de l'Intérieur, de la Justice, des Finances, de l'Industrie, de l' Economie et Commerce, du Portefeuille, de l'Environnement et Tourisme, etc. Premier à monter à la tribune, Charles Mwando Nsimba de la Défense a regroupé ses réponses en trois parties: la problématique de la LRA, des FDLR et leur évolution sur le terrain, le niveau d'exécution ou l'efficacité des mesures gouvernementales. Concernant les dossiers de la LRA et des FDLR, il a renseigné qu'après les opérations militaires conjointes RDC-Ouganda-Sud Soudan, les rebelles ougandais étaient en débandade, même si le phénomène n'était pas éradiqué. Une nouvelle opération tripartite RDC-RCA-Sud Soudan est en préparation. Les responsables des armées de ces trois pays étudient les stratégies les mieux adoptées à une telle initiative.
C'est pareil du côté des FDLR avec l'opération « Kimia II », dont l'objectif principal est l'anéantissement complet de ces rebelles rwandais qui, après la destruction de leurs bases lors de l'opération conjointe, opèrent maintenant en petits groupes résiduels. Quant aux populations non congolaises parlant la langue « Kinyarwanda » remarquées dans le territoire de Lubero, il a promis de les éconduire vers là où elles sont venues. Soulignant la nécessité de la mise en place d'une armée redoutable et réellement républicaine à même de faire face à la situation, le ministre Mwando a conclu par la proposition de voir les leaders congolais s'asseoir autour d'une table pour se parler et chercher les véritables causes ou origines de l'insécurité dans l'Est du pays.
A son tour, le ministre de l'Intérieur et Sécurité a informé la Représentation nationale du retrait de tous les soldats angolais qui avaient envahi deux villages dans le territoire de Mbanza-Ngungu, au Bas-Congo. A l'en croire, il s'agissait plutôt d'éléments de la police de frontière, et non des combattants. Célestin Mbuyu a annoncé la descente ce 15 juin sur le terrain d'une délégation officielle congolaise. «Une soixantaine de prisons sur 230 viables» Pour sa part, le ministre de la Justice a saisi l'occasion pour faire l'état des lieux des prisons nationales.
Selon ses statistiques, à ce jour, une soixantaine de prisons sur les 230 existantes sont viables. Le gouvernement a décidé de réhabiliter celles en état de délabrement. Ce programme a débuté par les provinces du Nord et du Sud- Kivu. Au sujet du transfèrement des jeunes brigands appelés « Kuluna ou Pomba », Luzolo Bambi a dit qu'il ne s'agit pas d'une action ponctuelle. Il s'agit de tout un programme à exécuter jusqu'à l'éradication du banditisme urbain, qui provoque l'insomnie chez des milliers de Kinois.
Pour ce qui est des déguerpissements illégaux auxquels on assiste depuis un certain temps, il a condamné ces actes malheureux, avant de relever que cela arrive chaque fois qu'il est absent du pays. « Toutes les trois fois que cela est arrivé, j'étais en mission en dehors du pays ». Quant au sort à réserver aux mauvais juges, il a renvoyé les députés à la réforme de la justice en cours. Le contrat programme remonte à l'an 2000 A propos de l'arrêté interministériel portant mesures de sauvetage de la société Marsavco, le ministre de l'Industrie, Simon Mboso, a indiqué que les contrats- programmes pour le sauvetage des entreprises en difficulté n'ont pas commencé aujourd'hui. Ils remontent à l'année 2000.
A ce jour, on compte 8 entreprises bénéficiaires, parmi lesquelles l'Utexafrica, l'UPAK, la Bralima/Bukavu et Kisangani, la Marsavco, etc. Cela se fait sur base des critères tels que le niveau ou l'importance de l'investissement, le nombre d'emplois, le volume de la contribution à l'économie nationale, etc. Il était relayé par ses collègues des Finances et de l'Economie. D'autres ministres se sont livrés au même exercice. Invités à réagir, certains députés auteurs des questions orales avec débat se sont dits insatisfaits des réponses données par les ministres. C'est aujourd'hui qu'intervient la clôture de la session de mars 2009.

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