Republic of Togo (Lomé)
16 Juin 2009
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Economie
Réformes économiques et règlement des dettes
Le Togo encouragé à poursuivre l'effort
Les efforts de Faure et sa compagnie en matière de réformes économiques ont été bien perçus par les partenaires, notamment les institutions telles que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Résultats : en si peu de temps, le pays vient d'atteindre le point de décision de l'initiative Pays pauvres très endetté (PPTE). Tout comme la Côte d'Ivoire, en crise depuis 7 ans. Concrètement, cela permet au pays de souffler un peu au point de vue du remboursement de la dette extérieure, certaines dettes vis-à-vis de créanciers devant être effacées. «Je crois qu'il faut saluer les efforts que le Togo et la Côte d'Ivoire ont fait en vue d'arriver au point de décision de l'initiative PPTE. C'est très important parce que, pour y arriver, il a fallu faire de gros efforts. Je salue ces efforts et je salue les autorités togolaises et ivoiriennes», déclarait jeudi le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao), Philippe-Henri Dacoury-Tabley, lors d'une visioconférence depuis le siège à Dakar, au Sénégal.
«Mais, ce n'est pas tout», rappelle M. Dacoury-Tabley. Il explique : «L'étape à laquelle ces deux pays sont arrivés aujourd'hui n'est qu'une étape. Il faut continuer pour arriver au point d'achèvement, et cela nécessite encore beaucoup plus d'effort». C'est dans ce sens que le gouverneur de la Banque centrale «... encourage les peuples togolais et ivoirien et les autorités de ces pays à poursuivre le sens des réformes pour atteindre le point d'achèvement et avoir la possibilité d'une relance de l'économie plus soutenue». Il s'est dit confiant de «la volonté de faire» de ces pays, «parce que le point d'achèvement permettra à ces pays de voir l'essentiel de leurs dettes extérieures annulées, y compris la dette extérieure vis-à-vis des institutions telles que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement».
La démarche est bonne et permettra notamment au Togo de savoir sa marge de relancer l'économie. En définitive, l'embellie du Togo doit faire celle des Etats de l'Uemoa. «Ce qui se passe pour ces deux pays est bon pour eux d'abord, mais aussi bon pour l'Union. Car les conséquences heureuses rejailliront sûrement sur l'Union», souligne Philippe-Henri Dacoury-Tabley.
Actu Plus
Face à la crise financière
La BCEAO rend l'argent moins cher
Les analyses financières avaient fait croire, au début de l'actuelle crise mondiale, que le continent noir en serait épargné. Mais l'évolution récente de la situation économique, monétaire et financière en Afrique est en train de démentir cette vision des choses. Pour ce qui concerne les Etats de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), le taux de croissance réel du Produit intérieur brut (PIB) ne devrait guère dépasser 3,5% contre 4,7% prévu initialement, d'après la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao) dont les membres ont en commun l'usage du franc CFA. L'analyse a également relevé «un ralentissement du rythme d'expansion des crédits à l'économie et de la liquidité globale, ainsi qu'une atténuation sensible des risques inflationnistes dans l'UMOA», indique la Banque.
Plus particulièrement, les secteurs tournés vers les exportations tels que le bois, l'hévéa, et le coton sont affectés par la crise économique et financière internationale. Il en est de même de l'activité touristique. De plus, la Banque redoute que les transferts des migrants, l'aide publique au développement et les investissements directs étrangers ne subissent une baisse importante.
Au regard de ce contexte, «et dans le souci de créer les conditions d'une croissance plus forte des économies de l'Union», la Banque centrale a décidé de baisser ses taux directeurs. Le taux de la pension passe ainsi de 4,75% à 4,25%, et ce à compter de mardi 16 juin 2009. Ceci a pour effet de rendre l'argent moins cher, et d'amener les banques à réduire les taux d'intérêt débiteurs au profit des opérateurs économiques, notamment les ménages. La Banque centrale a en outre décidé d'abaisser les coefficients des réserves obligataires applicables aux banques du Bénin, du Mali, du Niger et du Sénégal, afin de libérer des ressources de trésorerie supplémentaires pour les banques.
Il faut souligner que pour suivre la crise financière, et anticiper sur ses effets éventuels sur le système bancaire de l'Union, la Banque centrale a mis en place, depuis l'année dernière, une cellule de veille. En plus, des dizaines de milliards de francs Cfa sont régulièrement injectés sur le marché monétaire pour permettre aux banques de disposer de liquidités.
Monnaie
Une dévaluation du Cfa exclue face à la crise
La crise financière que traverse le monde économique depuis un an donne des idées à quelques sceptiques. Dans les réflexions, on en arrive parfois à envisager la dévaluation de la monnaie pour contrer la crise. C'est le cas depuis un moment pour ce qui est du franc CFA.
La question est récurrente, au point de pousser le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao) à sortir de sa forteresse de Dakar pour éclairer les esprits. «Tous les pays sont aujourd'hui frappés par la crise financière mais jusqu'à présent, aucun n'a encore envisagé la dévaluation de sa monnaie pour contrer la crise. Si cela devait l'être, ce sont tous les pays qui dévalueraient leur monnaie, et je pense que les institutions internationales seraient vivement contre cette idée», a indiqué jeudi le gouverneur Philippe-Henri Dacoury-Tabley. D'autant que la crise est née ailleurs (Etats-Unis principalement, où elle fait assez de victimes au sein de grosses boîtes).
Une chose est que la zone de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a des «fondamentaux qui sont bons». Non seulement les banques de la Zone n'ont pas de produits toxiques, mais «nous procédons, bien avant la crise, à des réformes structurelles, à assainir le cadre macroéconomique, à prendre beaucoup de mesures qui ont permis à l'Union à connaître des avancées et des collectes de croissances - bien entendu affectées par la crise -», précise le gouverneur de la Bceao. «Nous n'envisageons pas, alors là pas du tout, une dévaluation. Nous avons un niveau d'échange assez important qui nous met à l'abri», insiste-t-il.
Il est démontré, par ailleurs, qu'une dévaluation de la monnaie expose le pays concerné à un déséquilibre commercial : la monnaie étant faible, il est impérieux de d'exporter ou de vendre plus pour relancer l'économie. Sauf que la demande est tout aussi faible en ces temps de crise.
Pour contrer le déficit énergétique
Le Togo tente l'éolienne
Les énergies renouvelables, le Togo aussi s'en approprie. Ce d'autant plus que le pays connaît depuis 1988 des pénuries répétées préjudiciables à l'économie nationale, pénuries liées à l'assèchement des barrages hydroélectrique.
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