Elizabeth Diatta
17 Juin 2009
La Conférence des Ministres de l'Agriculture de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (Cma/Aoc) organise une réunion ces 17 et 18 juin à Dakar pour discuter et déterminer le rôle et la Place du secteur privé sénégalais dans l'agriculture et la mise en oeuvre du volet agricole du Nepad (Pddaa). En prélude de la réunion d'aujourd'hui qui est une occasion pour les secteurs privés de renforcer les décisions et propositions à soumettre au sommet des chefs de l'Etat, une rencontre de breafing s'est tenue hier avec la presse.
Le gouvernement du Sénégal, en partenariat avec la Commission de l'Union Africaine et le secrétariat du Nepad organise à Dakar avec la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et la conférence des ministres de l'agriculture une réunion du secteur privé pour la mise en oeuvre du Pddaa ces 17 et 18 juin.
Cette réunion est organisée dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (Pddaa), mis en place par le Nepad.
Elle a pour objectif de permettre aux représentants des secteurs publics et privés y compris les organisations paysannes, les partenaires au développement et à la société civile de célébrer les cinq premières années du Pddaa. Elle a, entre autres objectifs, d'indiquer la voie à suivre pour les cinq prochaines années et d'examiner les sous-thèmes traitant les marchés commerciaux ainsi que du financement des investissements.
Cette réunion constitue l'occasion unique de discuter et de déterminer le rôle et la place du secteur privé national, africain, mais également international dans l'agriculture en Afrique. C'est aussi l'opportunité pour les secteurs privés de proposer les meilleures conclusions de leur implication dans la mise en oeuvre du Pddaa en vue de renforcer les décisions et propositions à soumettre au sommet des chefs d'Etat.
Selon le coordonnateur général des ministres d'agriculture de l'Afrique de l'Ouest, M. Baba Dioum : « l'agriculture est la colonne vertébrale de l'économie. L'État y joue un rôle en facilitant le cadre juridique. 10% du budget des gouverNements des pays sont octroyés au secteur agricole. Les économies africaines notamment celles des pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre sont très dépendantes des performances de l'agriculture.
Le secteur agricole est confronté à des contraintes qui entravent le développement ». Pour lui : « la création de la conférence des ministères de l'Agriculture de l'Afrique en mars 1991 consistait à lever ces contraintes et impulser le secteur agricole ». Il a déclaré que : « si l'Union Européenne s'est construite à partir du charbon et de l'acier, l'Afrique peut considérer valablement le commerce des produits agricoles comme catalyseur de son intégration ».
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